Mieux anticiper la vie après le travail en ESAT

Penser à la retraite, c'est bien. La préparer c'est mieux ! À Plaintel, une journée de d’information et d’échanges a réuni des travailleurs issus de quatre ESAT des Côtes-d’Armor, avec un objectif commun : réfléchir ensemble aux éléments essentiels à anticiper pour aborder cette nouvelle étape de vie dans les meilleures conditions.

Organisée autour de temps d’échanges et d’ateliers participatifs, cette journée a permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations, de partager leurs expériences et d’identifier les points clés à préparer avant le départ à la retraite.

Les droits et les démarches administratives ont d’abord été au cœur des discussions. Les échanges ont mis en avant l’importance de bien connaître ses droits auprès des différents organismes (Carsat, Caf, Agirc-Arrco) et de préparer en amont l’ensemble des documents administratifs nécessaires.

La question de la santé a également occupé une place centrale. Les participants ont souligné l’intérêt de bien identifier les professionnels de santé de proximité et de rester attentifs aux actions de prévention : bilans de santé réguliers, campagnes de dépistage ou encore vaccination. L’objectif : préserver son capital santé pour profiter pleinement de cette nouvelle période de vie.

Le thème du logement a lui aussi suscité l’attention des participants. Le choix du lieu de vie est apparu déterminant, notamment en raison de la proximité des commerces, des services et des transports. Le type de logement (individuel ou collectif) ainsi que les éventuels besoins d’adaptation ont également été évoqués afin de favoriser l’autonomie le plus longtemps possible.

Enfin, la vie sociale a bien été identifiée comme un facteur clé d’une retraite réussie. Maintenir des liens avec les proches et les anciens collègues, éviter l’isolement et trouver de nouvelles activités ont été cités comme des priorités. La gestion du temps et la construction d’un nouveau rythme de vie constituent en effet un véritable changement qu’il est important d’anticiper.

Mieux comprendre la retraite pour mieux s’y préparer

L’après-midi a permis d’approfondir les aspects réglementaires afin de mieux comprendre le fonctionnement du système de retraite et les démarches à engager.

Les participants ont ainsi pu découvrir les principes généraux du système de retraite, les possibilités de départ anticipé liées à la situation de handicap, ainsi que les délais à respecter pour effectuer les différentes démarches administratives.

Au-delà des informations apportées, cette journée a surtout permis d’ouvrir un espace de dialogue autour d’un sujet parfois peu abordé : l’après-ESAT. En favorisant les échanges et la réflexion collective, cette initiative contribue à sécuriser les parcours et à préparer, en douceur, le passage vers la retraite.

[caption id="attachment_11168" align="alignnone" width="1600"] Vincent Pavis, chargé de mission à la Carsat Bretagne. © Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11169" align="alignnone" width="1200"] Les participants ont découvert les principes généraux du système de retraite, les possibilités de départ anticipé liées à la situation de handicap. © Loïc Tachon[/caption]

Le SAVS et le SAMSAH de Tréguier ouvrent leurs portes au public le 9 avril

A Minihy-Tréguier, le site de Kerpoisson ouvrira ses portes au public pour faire découvrir deux dispositifs essentiels d’accompagnement des adultes en situation de handicap : le Service d’Accompagnement à la Vie Sociale (SAVS) et le Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés (SAMSAH).

Cette après-midi placée sous le signe de la rencontre et du partage permettra de mieux comprendre les missions de ces services, qui œuvrent au quotidien pour favoriser l’autonomie, l’inclusion sociale et l’épanouissement des personnes accompagnées.

Originalité de ce rendez-vous, cette porte ouverte a été organisée avec les personnes accompagnées elles-mêmes, en collaboration avec plusieurs partenaires du territoire. Elles seront d’ailleurs les premières ambassadrices de l’événement, en assurant l’accueil des visiteurs et en les guidant tout au long de la visite.

Le public pourra ainsi découvrir les locaux, échanger avec les professionnels, mais aussi dialoguer avec les personnes accompagnées afin de mieux appréhender leur parcours et leur quotidien. Plusieurs partenaires seront également présents à travers des stands d’information, parmi lesquels France Services, Solitrégor, un coach en sport adapté ou encore Domicile Action Trégor.

Ce temps convivial se veut avant tout un moment d’échanges, destiné à mieux faire connaître les dispositifs existants et à renforcer les liens entre les acteurs locaux, les bénéficiaires et le grand public.

Une invitation est lancée à toutes les personnes curieuses de mieux comprendre ces accompagnements et de rencontrer celles et ceux qui les font vivre au quotidien.

Portes ouvertes du SAVS et du SAMSAH, jeudi 9 avril 2026, de 14 h à 19 h, impasse Kerpoisson à Minihy-Tréguier.

L’encadrement et l’accompagnement en chantier d’insertion cofinancés par l’Union européenne

A l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor, le chantier d'insertion ARTEX (atelier de revalorisation du textile) a pour mission d’accueillir et accompagner vers de l’emploi durable des personnes éloignées de l'emploi majoritairement des chômeurs de longue durée et des bénéficiaires de minimas sociaux.

Cet accompagnement des salarié.e.s en insertion est possible grâce à des financements publics essentiels, notamment ceux du Fonds social européen avec le FSE+ dont le programme co-finance les postes d'encadrants techniques et de conseillère socioprofessionnelle ainsi qu'un forfait fonctionnement.

Le FSE+, ce n’est pas qu’un financement. C’est un levier concret pour faire vivre, au plus près des territoires, des chantiers d’insertion utiles, exigeants et profondément humains.

Cofinancement FSE+ pour la période du 01/01/2026 au 31/12/2026 à hauteur de 73 489,49 € pour un budget total de 244 964,95 €.

A Loudéac, une résidence de 16 logements inaugurée au cœur d’un quartier

La sixième résidence Habitat Handi Citoyen a ouvert ses portes dans le quartier de la Chesnaie à Loudéac. Elle est l’aboutissement de trois années de travail partenarial et incarne une ambition partagée : faire du logement bien plus qu’un toit, un levier d’autonomie, d’inclusion et de citoyenneté pour les personnes en situation de handicap.

« C’est le grand jour ! » Sourire aux lèvres, Jérôme Jaffrezo descend fièrement les marches de son logement pour rejoindre la salle commune qui se remplit à vue d’œil. Costume bleu, chemise blanche soigneusement boutonnée, il ajuste une dernière fois sa veste avant de saluer les invités. Le locataire de la résidence Habitat Handi Citoyen (HHC) a été choisi pour couper le ruban tricolore de la sixième structure de ce type implantée dans les Côtes-d’Armor.

Dans l’effervescence de ce jour de fête et des discours à venir, l’émotion est palpable. Car derrière l’inauguration officielle, c’est bien une nouvelle page de vie qui s’ouvre. Pour beaucoup, l’accès à un logement marque une étape décisive. Celle de la stabilité, de l’autonomie et de la projection dans l’avenir.

[caption id="attachment_11133" align="alignnone" width="1600"] Samuel Tripied, 22 ans, fait partie des seize locataires de la résidence. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

« Ce lieu, ce n’est pas seulement des murs et un toit, souligne Xavier Chevassu, directeur général de l’Association Hospitalière de Bretagne, partenaire du projet aux côtés de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor au sein de la SCIC HHC (Société coopérative d’intérêt collectif). C’est un chez-soi pour seize personnes, dont huit accompagnées par notre association, qui n’avaient pas toujours accès à un logement véritablement adapté à leurs besoins. »

La résidence HHC de Loudéac se compose de logements individuels de 34 m2, conçus pour garantir l’intimité et l’autonomie de chacun, articulés autour d’espaces communs favorisant la convivialité et la vie collective. « Ces bâtiments ont été pensés pour conjuguer confort, accessibilité et accompagnement. Derrière ce projet, il y a des parcours de vie, des combats, des espoirs. Certaines personnes ont connu l’isolement, parfois l’exclusion. Cette inauguration concrétise une vision, celle d’une société plus inclusive, où chacun a sa place, quelles que soient ses différences ou ses vulnérabilités. »

[caption id="attachment_11128" align="alignnone" width="1350"] Christian Vincent (à droite), président de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor et de la SCIC HHC, lors de son discours inaugural, en présence de nombreux invités.[/caption]

Président du Département, Christian Coail inscrit cette réalisation dans une politique territoriale plus large. « Les Côtes d’Armor doivent être un territoire handi-accueillant, où chacun peut vivre, participer et s’épanouir pleinement. Disposer d’un logement digne, adapté et pérenne constitue une base essentielle pour construire son avenir. Le logement est un levier d’autonomie, mais aussi un point d’ancrage. Il permet de s’intégrer, de tisser des liens, de trouver sa place dans la société. »

Cette ambition est partagée par Christian Vincent, président de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor et de la SCIC HHC. Il souligne la souplesse du dispositif : « Trop souvent perçue comme une solution intermédiaire entre le milieu ordinaire et l’institution, cette forme d’habitat offre en réalité une grande liberté. Les personnes peuvent y accéder, y rester, ou évoluer vers d’autres modes de logement au gré de leur parcours de vie. »

Au-delà de la réponse résidentielle, l’enjeu est citoyen. « L’habitat partagé favorise l’inclusion sociale. Il évite l’isolement et renforce l’ancrage territorial. Vivre ici, c’est habiter un quartier, participer à la vie locale, exercer pleinement sa citoyenneté. »

[caption id="attachment_11131" align="alignnone" width="1500"] Christian Coail (au centre), président du Conseil départemental, lors de la visite du logement temporaire au sein de la résidence HHC. ©  Loïc Tachon.[/caption]

La dynamique ne s’arrête pas là. Sur le même terrain, face à la résidence HHC, un nouveau projet se dessine : la construction prochaine d’une résidence sociale avec 25 logements portée par l’AHB en partenariat avec l’ACAP22. « Nous travaillons de manière coordonnée afin d’inscrire ces deux programmes dans une réelle complémentarité, tant sur le plan social qu’architectural », précise Xavier Chevassu. L’objectif est de créer un ensemble cohérent, ouvert sur son environnement, favorisant les passerelles et la mixité des publics. »

Avant de céder la place à Jérôme Jaffrezo pour le geste inaugural, le directeur général adresse un dernier message aux nouveaux habitants : « Nous avons bâti les murs. À vous désormais de les remplir de vie, de rires, de projets et de souvenirs. Vous êtes au cœur de cette aventure ! »

[caption id="attachment_11127" align="alignnone" width="1300"] Jérôme Jaffrezo, heureux et fier de son nouveau logement. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

 

Une rencontre régionale pour renforcer l’engagement des administrateurs accompagnés

Ils sont administrateurs, personnes accompagnées, engagés au sein de leurs associations. Leur point commun ? L’envie d’apprendre, de comprendre, de participer pleinement aux décisions qui les concernent et de représenter leurs pairs. A l’initiative de l’Unapei Bretagne, une journée de rencontre et d’échanges leur a été consacrée fin janvier dans les locaux de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor à Plérin.

À travers des ateliers ludiques et interactifs animés par les faciliteurs et facilitrices des auto-représentants, les participants ont pu identifier les freins et les leviers de leur engagement, réfléchir à des instances plus accessibles et partager des outils concrets pour faciliter la compréhension, la participation, la représentation et l’accompagnement dans le rôle d’administrateur.

[caption id="attachment_11108" align="alignnone" width="1600"] Stéphane Prido, membre des auto-représentants d'Ille-et-Vilaine. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

« Enrichissant, enthousiasmant, constructif, instructif… » Tels sont les mots qui sont revenus spontanément à l’issue de la journée. Au-delà d’un simple temps de travail, cette première rencontre a été vécue comme une belle expérience collective, où chacun a pu se sentir écouté, légitime et reconnu.

Ces moments d’échanges rappellent combien il est essentiel de valoriser et soutenir la participation des personnes accompagnées dans la gouvernance associative.

[caption id="attachment_11104" align="alignnone" width="1300"] Valentin Lucas, administrateur de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor, aux côtés de Sandrine Doucet (Adapei 56).[/caption] [caption id="attachment_11106" align="alignnone" width="1400"] Philippe Josse (à gauche), administrateur de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor, à l'écoute de Jonathan Makome (Papillons Blancs 29).[/caption] [caption id="attachment_11113" align="alignnone" width="1400"] Steven Brosseau, représentant des Papillons Blancs du Finistère.[/caption] [caption id="attachment_11105" align="alignnone" width="2000"] Jack Meunier, président de l'Unapei Bretagne. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11111" align="alignnone" width="1600"] En tant qu'administrateur ou administratrice, je dois, je veux, je pense...[/caption] [caption id="attachment_11107" align="alignnone" width="1500"] Nathalie Lafourcade de l'Adapei 35. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11109" align="alignnone" width="1400"] Clément Joguet, représentant de l'Adapei 56.[/caption] [caption id="attachment_11110" align="alignnone" width="1400"] Marie-Claude Lanternier de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor.[/caption] [caption id="attachment_11112" align="alignnone" width="1100"] © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Les ESAT de Lamballe et Quévert sensibilisés aux dangers du tabac

Parler du tabac, de ses habitudes, de ses difficultés, mais aussi de ses motivations… Une douzaine de travailleurs des ESAT de Lamballe et Quévert ont échangé sur leur rapport à la cigarette et confronter leurs idées en participant à un atelier de sensibilisation animé par Addictions France. Ils ont également été récompensés pour leur esprit de créativité et leur engagement à l’occasion du Challenge inter-ESAT organisé dans le cadre du Mois sans tabac.

En Bretagne, le Mois sans tabac n’est pas seulement un slogan. Il repose sur un collectif d’acteurs locaux, piloté par l’Agence Régionale de Santé (ARS) avec l’appui de partenaires comme Addictions France, la Ligue contre le cancer, la Coordination bretonne de tabacologie ou encore l’Observatoire régional de santé. Ces structures travaillent ensemble pour déployer des actions qui touchent tous les publics, notamment les personnes en situation de handicap à l’image du Challenge inter-ESAT organisé à l’automne.

Les enjeux de ce challenge ? Comprendre les addictions pour mieux agir, se mobiliser collectivement autour de la cause de l’arrêt du tabac (fumeurs et non-fumeurs), partager des moments créatifs en équipe…

[caption id="attachment_11095" align="alignnone" width="1700"] Lucie Babolat, chargée de prévention à Addictions France. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Pour accompagner cette démarche, Lucie Babolat, chargée de prévention à Addictions France, est intervenue en janvier auprès d’une douzaine de travailleurs des ESAT de Quévert et Lamballe. Elle a animé un atelier de sensibilisation dédié aux outils d’aide à l’arrêt du tabac et aux différents modes d’accompagnement existants. Afin de mieux capter l’attention et favoriser la participation, cet atelier s’est appuyé sur un quiz interactif, permettant à chacun de tester ses connaissances… et de déconstruire certaines idées reçues.

Parmi les questions posées : Le tabac à rouler est-il moins dangereux que les cigarettes industrielles ? Les enfants exposés au tabagisme passif risquent-ils davantage de développer des maladies respiratoires ? Arrêter de fumer fait-il forcément grossir ? Combien de substances contient une cigarette électronique et est-elle moins toxique qu’une cigarette classique ?

Des échanges nourris ont suivi chaque question, mêlant étonnement et prise de conscience. Les discussions avec Lucie Babolat et Cindy Serot, infirmière du pôle accompagnement ESAT des sites concernés, ont permis de mieux comprendre les effets du tabac et les bénéfices de l’arrêt, sans jugement ni culpabilisation.

[caption id="attachment_11097" align="alignnone" width="1550"] « Le tabac, on l’enterre ! À l’intérieur de ce cercueil repose la famille tabac ».[/caption]

Le quiz a ensuite laissé place à la remise des prix du Challenge inter-ESAT. Pour marquer leur première participation, les établissements de la marque esatco ont présenté une création originale, reflet de leur engagement dans le cadre du Mois sans tabac.

À Quévert, l’équipe a frappé fort en confectionnant un cercueil en carton portant un message sans détour : « Le tabac, on l’enterre ! À l’intérieur repose la famille tabac : Madame Cigarette, Monsieur Cigare, Monsieur Pipe et Madame Vapote ». Un clin d’œil percutant, accompagné de nombreux messages et d’idées concrètes pour arrêter de fumer.

À Lamballe, deux plots de chantier ont été associés pour former une carotte, faisant allusion à l’enseigne signalétique rouge des bureaux de tabac (photo ci-dessous). À l’intérieur, là encore, quelques bonnes idées pour se lancer ou persévérer dans l’arrêt du tabac.

[caption id="attachment_11098" align="alignnone" width="1600"] Les professionnels de l'ESAT de Lamballe présentent le fruit de leur imagination : une carotte à idées.[/caption]

[caption id="attachment_11096" align="alignnone" width="1600"] Les échanges avec les professionnels ESAT ont permis de mieux comprendre les effets du tabac et les bénéfices de l’arrêt, sans jugement ni culpabilisation. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

 

Une rencontre régionale pour renforcer l’engagement des administrateurs accompagnés

Ils sont administrateurs, personnes accompagnées, engagés au sein de leurs associations. Leur point commun ? L’envie d’apprendre, de comprendre, de participer pleinement aux décisions qui les concernent et de représenter leurs pairs. A l’initiative de l’Unapei Bretagne, une journée de rencontre et d’échanges leur a été consacrée fin janvier dans les locaux de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor à Plérin.

À travers des ateliers ludiques et interactifs animés par les faciliteurs et facilitrices des auto-représentants, les participants ont pu identifier les freins et les leviers de leur engagement, réfléchir à des instances plus accessibles et partager des outils concrets pour faciliter la compréhension, la participation, la représentation et l’accompagnement dans le rôle d’administrateur.

[caption id="attachment_11108" align="alignnone" width="1600"] Stéphane Prido, membre des auto-représentants d'Ille-et-Vilaine. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

« Enrichissant, enthousiasmant, constructif, instructif… » Tels sont les mots qui sont revenus spontanément à l’issue de la journée. Au-delà d’un simple temps de travail, cette première rencontre a été vécue comme une belle expérience collective, où chacun a pu se sentir écouté, légitime et reconnu.

Ces moments d’échanges rappellent combien il est essentiel de valoriser et soutenir la participation des personnes accompagnées dans la gouvernance associative.

[caption id="attachment_11104" align="alignnone" width="1300"] Valentin Lucas, administrateur de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor, aux côtés de Sandrine Doucet (Adapei 56).[/caption] [caption id="attachment_11106" align="alignnone" width="1400"] Philippe Josse (à gauche), administrateur de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor, à l'écoute de Jonathan Makome (Papillons Blancs 29).[/caption] [caption id="attachment_11113" align="alignnone" width="1400"] Steven Brosseau, représentant des Papillons Blancs du Finistère.[/caption] [caption id="attachment_11105" align="alignnone" width="2000"] Jack Meunier, président de l'Unapei Bretagne. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11111" align="alignnone" width="1600"] En tant qu'administrateur ou administratrice, je dois, je veux, je pense...[/caption] [caption id="attachment_11107" align="alignnone" width="1500"] Nathalie Lafourcade de l'Adapei 35. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11109" align="alignnone" width="1400"] Clément Joguet, représentant de l'Adapei 56.[/caption] [caption id="attachment_11110" align="alignnone" width="1400"] Marie-Claude Lanternier de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor.[/caption] [caption id="attachment_11112" align="alignnone" width="1100"] © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Quand les corps se rencontrent et s’expriment ensemble sur scène

L’art est pour tous et chacun a une place légitime sur scène. Cette conviction a pris corps à l’occasion de la première rencontre chorégraphique de danse inclusive, organisée par la MJC du Plateau, en collaboration avec les élèves du lycée Saint-Pierre de Saint-Brieuc. Un temps fort artistique et humain qui a mis en lumière douze personnes accompagnées du foyer de vie et du SATRA de Plouisy.

Sur scène, la danse devient un langage universel qui dépasse les mots. Des artistes, professionnels ou amateurs, et des personnes en situation de handicap partagent un même espace, une même énergie, un même spectacle.

Le temps d’une soirée, la scène se transforme en « un lieu de rencontre où chacun est libre de s’exprimer à travers un mouvement, un regard, un geste, un souffle, décrit Annabelle Gateau, professeure de la MJC du Plateau, à l’initiative de la première rencontre chorégraphique de danse inclusive organisée le 20 janvier à Plérin. L’idée de l’événement est de regrouper plusieurs créations chorégraphiques autour du thème de la rencontre entre des corps, certes différents mais communément expressifs. »

Une démarche qui fait pleinement écho aux valeurs défendues par la MJC de Saint-Brieuc : valoriser les compétences de chacun, s’ouvrir à la différence, lutter contre les préjugés, apprendre à coopérer, mixer les publics et accompagner des initiatives qui incarnent concrètement le vivre-ensemble.

[caption id="attachment_11078" align="alignnone" width="1500"] © Photos : Loïc Tachon[/caption]

« Ce spectacle est le résultat d’un travail en commun avec les personnes du foyer de vie et du SATRA, témoignent les équipes éducatives de Plouisy. En amont de la représentation, quatre séances de préparation et de répétition, dirigées par Véronique Ragouilliaux, chorégraphe du studio 26bis, ont permis à chacun d’explorer ses possibilités, de révéler ses capacités et de prendre confiance. » Les échanges entre les danseuses, les éducateurs et les personnes accompagnées ont nourri le projet. De ces rencontres est née une création très colorée, sensible et profondément humaine.

Plus que des prouesses techniques, ce sont les regards, les présences et les émotions qui ont marqué les 300 spectateurs de la salle Roger-Ollivier à Plérin. À travers la danse inclusive, ce spectacle a rassemblé et affiché complet. Il a séduit et ému le public. Il a surtout révélé la richesse de toutes les singularités. Pari gagné !

Les 12 artistes danseurs du foyer de vie et du SATRA de Plouisy : Laura Menguy, Delphine Floury, Nathalie Canevet, Laëtitia Allainguillaume, Harmonie Lamamy, Arnaud Rovarc’h, Christelle Le Serrec, Sophie Le Meur, Océane Rolland, Cindy Huiban et Léa Moyen. Encadrés par Gwénaël Cozic, Anaïs Gigot et Emmanuelle Trehiou.

« Ce ne sont pas les corps qui s’adaptent à la danse, c’est la danse qui s’invente en chaque corps. »

Annabelle Gateau, professeure de danse adaptée à la MJC de Saint-Brieuc.

[caption id="attachment_11079" align="alignnone" width="1150"] Danseurs du studio 26bis, résidents et encadrants du foyer et du SATRA de Plouisy, à la sortie de scène, Espace Roger-Ollivier à Plérin. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

Ils animent une émission de radio en mode Papotin

Des résidents des foyers La Fraternité à Plérin et Ty Coat à Saint-Brieuc animent depuis janvier une émission de radio diffusée en direct sur COB'FM (92.7). Passionnés de musique, ils prennent place derrière le micro pour proposer un rendez-vous trimestriel d’une demi-heure, centré sur la parole, l’échange et la rencontre.

« Ce projet radiophonique est un bel outil d’expression et de valorisation de la parole des personnes accompagnées. Il permet de faire entendre leurs voix auprès d’un large public », souligne Alexis Métivier, éducateur technique spécialisé de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.

La chanteuse Mégane, première invitée

Chaque émission s’articule autour d’un thème choisi par le groupe et inclut l’interview d’un invité, dans un format inspiré du Papotin. En répondant aux questions de Pascal, animateur de COB'FM, Alberte, Ronan, Pierre et Emmanuelle offrent ainsi un regard singulier et sensible sur leurs parcours et leurs expériences au sein des groupes de musique Coat n’Roz et Maniafoly.

La première émission, diffusée en janvier, a accueilli Mégane, chanteuse et guitariste, actuellement en formation de musicothérapeute. L’artiste a présenté son univers musical et interprété l’un de ses titres en direct, inaugurant ce nouveau rendez-vous radiophonique dans une atmosphère conviviale et détendue.

Podcast à écouter : Des résidents du Foyer de la Fraternité et Ty Coat nous racontent leur passion pour la musique - COB'FM - Les podcastsCOB'FM – Les podcasts

[caption id="attachment_11068" align="alignnone" width="1550"] Grande première pour Pierre Verdier sur les antennes de COB'FM. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11063" align="alignnone" width="1500"] La chanteuse Mégane était l'invitée de la première émission dédiée à la musique.[/caption] [caption id="attachment_11065" align="alignnone" width="1550"] Alberte Beauvais au micro de COB'FM.[/caption] [caption id="attachment_11067" align="alignnone" width="1400"] Pascal et Willy, co-animateurs de l'émission dans les studios de COB'FM à Saint-Brieuc. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

VIDÉO. Fabien en immersion à la ferme de Kémo

À Corseul, la ferme de Kémo a ouvert ses portes à Fabien Lepaigneul, travailleur de l’ESAT de Quévert, pour une journée découverte. Organisée par la MSA d’Armorique et l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, en marge du DuoDay, cette initiative lui a permis de se familiariser avec le fonctionnement de l’exploitation, de participer aux tâches du quotidien et d’approcher les équidés de plus près. Une expérience concrète, rythmée par les gestes du métier et les échanges.

Pour Delphine Lesaignoux, gérante de la ferme, cette journée fait pleinement sens et renforce son engagement en faveur de l’inclusion : « Dans le travail agricole, on réalise beaucoup de tâches simples et répétitives. De nombreuses personnes en situation de handicap ont les capacités et l’envie de travailler. Encore faut-il prendre le temps, être attentif, ne pas les bousculer et s’adapter à leur rythme. »