Une carte d’identité et beaucoup de fierté pour les résidents de la MAS de Paimpol

À la Maison d’accueil spécialisée de Paimpol, un travail a été mené avec la municipalité afin de permettre aux résidents d’obtenir ou de renouveler leur carte nationale d’identité. Une démarche concrète en faveur de l’accès aux droits et de la citoyenneté.

Aux portes de l’Hôtel de Ville de Paimpol, Frédéric Andriot et Jean-Pierre Anger affichent un large sourire. Les deux résidents de la MAS L’Archipel brandissent fièrement leur toute nouvelle carte nationale d’identité. Bien plus qu’un simple document administratif, cette carte marque une étape importante vers une pleine reconnaissance citoyenne.

Afin de rendre ces formalités accessibles à tous, les équipes de la MAS et les services de la municipalité de Paimpol ont travaillé main dans la main pour adapter chaque étape aux besoins des résidents. Des rendez-vous spécifiques ont ainsi été organisés à la mairie, en consacrant le temps nécessaire pour accompagner chacun à son rythme.

En amont, un travail d’habituation a été mené par deux professionnelles de l’établissement, Karine Hillion et Anne Le Roux, animatrices projets. Pour certains résidents, il a fallu apprendre progressivement à poser leurs doigts pour la prise d’empreintes biométriques. D’autres se sont entraînés à réaliser leur signature.

Aujourd’hui, plusieurs résidents ont déjà pu récupérer leur nouvelle carte d’identité. D’autres en attendent encore la fabrication tandis que le travail d’accompagnement se poursuit pour permettre au plus grand nombre d’aboutir dans cette démarche citoyenne.

[caption id="attachment_11287" align="alignnone" width="1650"] Alain, résident de la MAS L'Archipel, aux côtés de Fanny Chappé, maire de Paimpol et Karine Hillion (à gauche), animatrice projet.[/caption]

A bord d’un géant des mers avec Guirec Soudée

A l’invitation du navigateur Guirec Soudée, une trentaine de jeunes de l’IME de Minihy-Tréguier ont eu le privilège de monter à bord de l’Ultim MASCSF qui a établi un nouveau record du tour du monde à l’envers. Une rencontre marquée par la curiosité et l’échange autour de la vie en mer et d’un exploit authentique autour du globe.

Guirec Soudée a de la mémoire. L’insatiable aventurier n’a pas oublié les jeunes de l’IME de Minihy-Tréguier qu’il avait rencontrés il y a six ans, à l’issue de son périple en Antarctique aux côtés de sa célèbre poule, Monique.

Pour son retour au pays, après un monumental record du monde autour du globe à l’envers et en solitaire, à bord du multicoque MACSF (94 jours et 21 heures), le marin originaire de la petite île Yvinec, au large de Plougrescant, a tenu à renouer ce lien. Il a ainsi invité une trentaine de jeunes de l’IME à découvrir son impressionnant bateau, amarré au port de Tréguier.

Bon vent pour la Route du Rhum 2026 !

Sur le quai puis à bord, les regards se sont vite levés vers le mât (35 mètres de haut), tandis que l’émerveillement laissait place à la curiosité. Jeunes comme éducateurs n’ont pas hésité à interroger le skipper costarmoricain sur sa vie en mer : « Comment tu faisais ta cuisine ? », « C’est ici que tu dors ? », « Et comment le bateau avance dans la nuit ? ». Avec simplicité et enthousiasme, Guirec Soudée a pris le temps de répondre, évoquant le quotidien à bord, la solitude, mais aussi la magie des grandes traversées.

Au fil de la visite, les jeunes ont pu explorer les différents espaces de l’Ultim, toucher du doigt la réalité d’une aventure au long cours. Un moment d’échange précieux, empreint de bienveillance de la part du navigateur qui n’a pas hésité à tendre la main pour aider chacun à accéder ou à descendre du bateau.

De retour sur les pontons, les sourires en disaient long. Les jeunes de l’IME ont souhaité bon vent au navigateur pour ses prochains défis, à commencer par la Route du Rhum qui se profile à l’horizon. Une rencontre qui restera longtemps gravée dans les mémoires.

[caption id="attachment_11278" align="alignnone" width="1600"] L’Ultim MACSF, long de 31 mètres et large de 21, amarré au port de Tréguier. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11277" align="alignnone" width="1550"] Toujours très disponible et accessible, Guirec Soudée répond aux questions d’Anaëlle Le Verge.[/caption] [caption id="attachment_11281" align="alignnone" width="1500"] Six ans après leur première rencontre, Guirec Soudée a invité les jeunes de l’IME de Minihy-Tréguier à visiter son Ultim. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Des œuvres d’art contemporain exposées à l’ESAT de Plouisy

Dans le cadre de son partenariat avec le Fonds régional d’art contemporain (FRAC), l’ESAT et le SATRA de Plouisy accueillent une exposition intitulée Poils, plumes et compagnie, qui rassemble des œuvres sélectionnées par les personnes accompagnées du pôle adulte de Guingamp.

Figures fantastiques, animaux de compagnie ou héros de science-fiction : l’exposition Poils, plumes et compagnie propose un bestiaire joyeux, témoignant de la place essentielle qu’occupent les animaux dans notre imaginaire et notre quotidien. Chaque œuvre invite les visiteurs à porter un autre regard sur la relation qui unit l’être humain au monde animal. Une manière ludique et accessible de découvrir l’art contemporain tout en suscitant échanges, émotions et réflexion.

Une démarche inclusive et participative

« Six travailleurs et deux encadrants de l’ESAT de Plouisy sont venus en immersion dans nos locaux à Rennes où des œuvres sur le thème de l’animal ont été retenues pour l’exposition », explique Lorie Gilot, chargée des projets avec le public, référente accessibilité et handicap au Fonds régional d’art contemporain (FRAC) dont la mission principale est de constituer une collection d’art contemporain et de la diffuser auprès du plus grand nombre. « Nos actions visent à favoriser la rencontre, à éveiller la curiosité artistique et à rendre l’art accessible à tous. »

À Plouisy, ce partenariat prend tout son sens à travers une démarche inclusive et participative. Afin de faciliter l’accès à l’art, d’encourager les initiatives et de favoriser la prise de parole, les personnes de l’ESAT et du SATRA proposent ainsi des visites à destination de groupes extérieurs. Ces temps de découverte, limités à des groupes de huit à dix, se dérouleront chaque vendredi du mois de juin, de 15h à 16h, à la cafétéria de l’ESAT. Une belle occasion de partager un moment culturel convivial et de découvrir l’art contemporain à travers les commentaires des personnes accompagnées.

Inscriptions pour toute visite : Emmanuelle Tréhiou : e.trehiou@adapei-nouelles.fr - 06 07 08 76 47 ; Virginie Carré : v.carre@esatco22.fr - 07 70 03 54 27.

[caption id="attachment_11264" align="alignnone" width="1800"] Le vernissage de l’exposition Poils, plumes et compagnie a eu lieu le 5 mai à la cafétaria de l’ESAT de Plouisy. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

À Paimpol, l’ESAT fabrique des casiers à poulpes pour les marins-pêcheurs

Face à la prolifération du poulpe sur les côtes de la Bretagne Nord, les marins-pêcheurs s’appuient sur le savoir-faire de l’ESAT de Plourivo, près de Paimpol, pour fabriquer des casiers destinés à piéger ce redoutable prédateur de coquillages.

Au large de Paimpol et autour de l’île de Bréhat, les fonds marins, plus caillouteux, offrent un habitat idéal au poulpe, une espèce particulièrement vorace. Ormeaux, araignées de mer, homards, langoustes et Saint-Jacques figurent à son menu quotidien. « On le voit bien, il y a de moins en moins de coquillages et de crustacés là où le poulpe s’installe », confient les professionnels de la mer, désemparés face à ce prédateur difficile à contenir. « Le poulpe impressionne par sa capacité à se faufiler partout, à ouvrir des coquilles et même à déjouer certains pièges. »

Face à cette menace grandissante, la filière s’organise. À Paimpol, la Coopérative maritime a décidé de passer à l’offensive en investissant dans des casiers spécialement conçus pour capturer ces intrus des profondeurs. La réalisation des prototypes a été confiée à l’ESAT de Plourivo où les personnes accompagnées ont trouvé dans cette mission un travail valorisant et concret.

[caption id="attachment_8593" align="alignnone" width="2200"] Concentration et précision sont néccssaires pour préparer les contours du casier. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Après validation par les pêcheurs du territoire, le site esatco du pays de Paimpol en assure désormais la fabrication. Dans son atelier de conditionnement, chaque casier prend forme avec minutie. Les équipes préparent d’abord les grilles en plastique, choisissant les couleurs (noir, rouge, jaune, blanc ou vert) selon les préférences des pêcheurs. Puis vient le temps de l’assemblage. « Pas moins de 100 agrafes sont nécessaires pour un seul casier, soit une par maille », indique Rénald Philippe, moniteur d’atelier, qui pilote cette nouvelle activité

Un travail patient et précis, qui se poursuit par la découpe d’un espace destiné à accueillir une goulotte et un mangeoire. Ce dernier, garni d’appâts, est conçu pour attirer des poulpes pouvant peser jusqu’à 12 kilos.

Depuis le mois de mars, plus de 350 casiers ont déjà été fabriqués à l’ESAT de Plourivo témoignant à la fois de l’efficacité de l’équipe et de l’ampleur des besoins exprimés par les professionnels de la mer. Face aux volumes commandés, Emeraude ID de Lannion est venu en renfort pour soutenir la production. Une fois immergés, ces casiers deviennent des alliés précieux pour les pêcheurs confrontés à la présence croissante du poulpe.

[caption id="attachment_8592" align="alignnone" width="2100"] A ce jour, l'ESAT travaille principalement pour les marins pêcheurs de Loguivy-de-la-Mer.[/caption] [caption id="attachment_8594" align="alignnone" width="1900"] Une centaine d’agrafes sont posées sur chaque casier.[/caption]
 
[caption id="attachment_11296" align="alignnone" width="2100"] Ultime étape : l'installation de la goulotte et du mangeoire servant d'appât.[/caption] [caption id="attachment_11297" align="alignnone" width="1350"] En trois mois, plus de 350 casiers ont déjà été fabriqués par l’ESAT. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

Congrès de l’Unapei 2026 à Bordeaux : les familles au cœur de l’action

L’Unapei vous donne rendez-vous du 3 au 5 juin 2026 à Bordeaux pour son congrès national intitulé « S’engager pour le vivre ensemble : handicap, les familles au cœur de l’action ». Elle vous propose des rencontres et des échanges répartis sur trois jours avec des parcours de découverte, une journée thématique et l’assemblée générale.

La journée d’échanges et de partages du jeudi 4 juin sera consacrée aux familles et à leur place dans les associations et la société. L’impact du handicap au sein des familles est une expérience sans commune mesure, et l’histoire de l’Unapei en témoigne. Les récentes enquêtes menées par l’Unapei auprès des familles afin de mieux comprendre le vécu et les préoccupations des parents, ainsi que des frères et sœurs révèlent la dimension collective du handicap qui affecte l’ensemble des membres de la famille. 

Tables rondes et témoignages

Pour les associations et leurs professionnels œuvrant quotidiennement auprès des personnes accompagnées, cet enjeu est central : comment prendre en compte les réalités, préoccupations et expertises des familles concernées par le handicap de leur proche, et les associer dans la transition inclusive ? Au travers de tables rondes et témoignages, cette journée propose de vous interroger sur les politiques publiques et associatives qui font du vivre-ensemble une ambition pour tous.

Family Cube, une exposition participative

Dans la continuité de ces réflexions, l’Unapei Nouvelle-Aquitaine, les personnes accompagnées, familles et professionnels des associations membres ont imaginé Family Cube, une exposition participative sur les multiples visages de la famille. A ne pas manquer les 4 et 5 juin pour que chaque visiteur puisse créer sa propre famille, unique et plurielle.

> Un espace exposants : les 4 et 5 juin, exposants et partenaires vous donnent rendez-vous sur leurs stands pour vous proposer des produits et services spécialement conçus pour vous.

[caption id="attachment_11253" align="alignnone" width="2000"] Comme l'an dernier à Caen, le réseau de la marque esatco sera présent au Congrès de l'Unapei. Rendez-vous au stand A6 ! © Loïc Tachon[/caption]

> Programme complet et inscriptions : https://congres.unapei.org/

> Billetterie : https://evenements-unapei.org/evenements.php

Le congrès de l’Unapei est organisé avec le soutien de :

Bienvenue aux nouveaux salariés

L’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor a organisé le 7 avril, au restaurant Le Grand large de Ploufragan, un séminaire d’accueil à destination de ses nouveaux salariés.

Organisée sur une demi-journée, ce séminaire a permis de présenter l’association dans ses différentes composantes : ses missions, son fonctionnement, ses valeurs et ses projets. Elle a également favorisé les échanges entre les participants et les représentants de la direction générale.

À cette occasion, les cadres ont exposé les périmètres et enjeux des principaux services : accompagnement et patrimoine, qualité, hygiène, sécurité et environnement (QHSE), finance et systèmes d’information, développement et production de la marque esatco, ressources humaines, action associative et communication.

L’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor adresse à l’ensemble de ses nouveaux salariés ses vœux de pleine réussite dans l’exercice de leurs fonctions.

Les participants au Séminaire

SAINT-BRIEUC : Marie Baudet, assistante sociale (Pôle habitat Cesson Toit) ; Sabrina Drouin, encadrante technique ; Gwénaël Quémeneur, encadrant technique (Entreprise Adaptée) ; Florence Françoise, monitrice d’atelier (esatco) ; Sandra Kalkstein, assistante sociale (Dispositif enfance) ; Gwénaëlle Lécuyer, accompagnante éducative et sociale (MAS Roc Bihan).

PLÉRIN : Marine Daniel, accompagnante éducative et sociale (foyer de vie La Fraternité) ; Annie Rault, secrétaire (siège social).

HILLION : Marine Cadoret, accompagnante éducative et sociale ; Sabrina Soyer, agent de service (MAS Les Sorbiers).

GUINGAMP/PLOUISY : Catherine Baye, assistante de gestion RH ; Olivier Le Normand, agent technique ; Christine Unvoas, agent de service ; Olivier Riou, moniteur d’atelier (esatco) ; Victor Coste, AMP (foyer d’hébergement Foch Coajou) ; Edouard Pilloy, éducateur spécialisé (foyer de vie Résidence Park Nevez).

LANNION : Marie Roche, aide-soignante (foyer de vie Les Nymphéas).

PAIMPOL : Enora Coadic, aide-soignante ; Laëtitia Guntz, aide-soignante (MAS L’Archipel) ; David Macé, infirmier (esatco).

TRÉGUIER : Magali Dannenmuller, monitrice éducatrice ; Frédérique Le Calvez, infirmière ; Amélie Le Toumelin, aide de cuisine ; Tiffany Péron, éducatrice spécialisée (Dispositif enfance du Trégor) ; Gabrielle Le Houerff, éducatrice spécialisée (esatco).

LOUDÉAC : Solène Beurrier, apprentie AES ; Aurore Blondeau-Lysson (Dispositif enfance) ; Victoire Bouffetier, apprentie AES ; Delphine Boulle, AMP ; Charlotte Legeour, agent de service (foyer de vie Bel Orient) ; Ingrid Junot, assistante de gestion RH (esatco).

DINAN : Mélissa Derrien, monitrice d’atelier (esatco).

Le prochain séminaire des nouveaux salariés aura lieu le lundi 16 novembre  2026, salle du Grand large (9h-14h) à l’ESAT de Ploufragan. Rappelons que chaque séminaire est suivi d’une journée consacrée aux enjeux de l’accompagnement et aux orientations stratégiques de l’association.

Le chantier de la future MAS Les Sorbiers est officiellement lancé à Hillion

A Hillion, la maison d’accueil spécialisée Les Sorbiers entame sa transformation. En présence d’Alexandre Junier, directeur de la délégation départementale de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne, l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor a symboliquement posé la première pierre du projet de réhabilitation et d’extension de la MAS. Un chantier d’envergure, dont l’aboutissement est prévu à l’horizon 2028.

« Ce projet repose sur la fusion de deux maisons d’accueil, celle de Saint-Brieuc, devenue inadaptée aux besoins des personnes accompagnées, et celle d’Hillion, offrant un environnement plus favorable, a rappelé d’emblée Frédéric Gloro, directeur général de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, en ouverture de la cérémonie. Malgré un contexte économique contraint, marqué par l’inflation depuis 2016, ayant fortement impacté le coût des matériaux et le montage financier, le projet a pu se concrétiser grâce au soutien de l’ARS qui a accordé des subventions complémentaires sur un budget global de 12 millions d’euros. »

Pour Emmanuelle Biron, directrice des maisons d’accueil, ce futur établissement représente « une opportunité majeure, celle de réunir sur un même site deux MAS dans un cadre plus sécurisé et adapté. Outre les 74 places d’hébergement permanent, la structure proposera 15 places en accueil de jour et 2 en accueil temporaire. Elle mobilisera environ 110 professionnels équivalent temps plein, dont une large majorité dédiée à l’accompagnement de proximité. A terme, l’enjeu sera de développer des réponses plus modulaires et personnalisées, tout en renforçant l’évaluation des besoins. »

Au-delà de sa dimension médico-sociale, le projet s’inscrit pleinement dans une dynamique territoriale. Il vise à renforcer les partenariats locaux et à favoriser l’inclusion et la citoyenneté des personnes accompagnées. Présent lors de la cérémonie, Vincent Rebours, nouveau maire d’Hillion, a salué une collaboration de longue date avec la MAS, notamment à travers des initiatives comme la Journée citoyenne, symbole du vivre-ensemble. « La municipalité entend poursuivre cet engagement en faveur du partage et de l’inclusion. Elle se réjouit de voir ce projet aboutir sur sa commune. »

Un projet à la fois respectueux de l’existant et résolument tourné vers le bien-être des résidents. Selon l’architecte rennais Olivier Hélary, les bâtiments existants, datant des années 60-70, feront l’objet d’une réhabilitation conservant l’esprit village qui caractérise les trois unités de vie déjà existantes. L’objectif est d’étendre ces unités pour accueillir 25 chambres supplémentaires en lien avec un espace boisé au sud, favorisant apaisement, intimité et qualité de vie. Le projet intègre également des équipements modernisés : nouvelle cuisine, espaces médico-sociaux rénovés et salle polyvalente. » Sur le plan environnemental, le choix d’une construction en ossature bois, avec isolation en paille et enduit terre, illustre une volonté forte de recourir à des matériaux biosourcés et à des savoir-faire locaux.

Très attentif aux propos des responsables de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, Alexandre Junier, directeur de la délégation départementale de l’Agence Régionale de Santé, a salué l’engagement des professionnels qui accompagnent les résidents. Il voit dans cette future MAS « un outil de travail et de vie pleinement adapté » et rappelle que ce chantier est « l’un des projets phares et exceptionnels de l’ARS. »

En conclusion, Christian Vincent, président de l’association, a exprimé la fierté des familles : « Voir une maison d’accueil bénéficier d’une telle attention et de moyens conséquents est une satisfaction. Souhaitons bon vent à tous les acteurs pour mener ce projet à son terme. »

[caption id="attachment_11204" align="alignnone" width="1300"] Les unités de vie de l'ancienne MAS seront réhabilitées. © Photos Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11200" align="alignnone" width="1750"] L'architecte Olivier Hélary fait le point sur le début des travaux en présence d'Alexandre Junier, directeur départemental de l'ARS.[/caption] [caption id="attachment_11201" align="alignnone" width="1300"] La MAS des Sorbiers en pleine métamorphose.[/caption] [caption id="attachment_11198" align="alignnone" width="1500"] Les mini-pelleuteuses sont entrées en action sur le site des Sorbiers à Hillion. © Loïc Tachon[/caption]

Un parcours ludique dédié aux métiers du soin et de l’accompagnement

Au Campus des Solidarités Askoria de Saint-Brieuc, Cap Autonomie 22 a réuni professionnels, personnes accompagnées et demandeurs d’emploi autour d’un parcours ludique et immersif dédié aux métiers du soin et de l’accompagnement. Une belle initiative pour créer du lien et susciter des vocations.

« La formation d’aide-soignant dure environ 11 mois. Vrai ou faux ? » Autour de la table, les discussions s’engagent. On hésite, on donne son avis, on argumente. L’ambiance est animée, mais résolument ludique. À une autre table, les échanges portent sur le quotidien des professionnels : accompagnant éducatif et social, moniteur éducateur, responsable de secteur, agent de service ou encore assistante sociale. « On ne se rend pas toujours compte de la diversité des métiers », glisse une des participantes, en pleine réflexion avec un groupe dans lequel on retrouve des salariés et des personnes en situation de handicap de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.

[caption id="attachment_11219" align="alignnone" width="2560"] Ashley Rouvrais, assistante sociale du foyer de La Fraternité, a participé aux ateliers proposés par les étudiantes d'Askoria. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

Le temps d’une demi-journée, demandeurs d’emploi, professionnels et personnes accompagnées, issus du secteur médico-social, se sont prêtés à une expérience originale : découvrir les métiers du soin et de l’accompagnement à travers un parcours en six ateliers dont un escape game à base de cartes, puzzles, charades et objets à manipuler.

Organisé par Cap Autonomie 22 et animé par les étudiantes en formation au Campus des Solidarités Askoria de Saint-Brieuc, l’événement mise sur l’interactivité pour susciter l’intérêt et casser les idées reçues. Derrière le jeu, un objectif clair : faire découvrir des métiers parfois méconnus, valoriser les pratiques professionnelles et encourager les vocations dans un secteur en tension. « L’idée, c’est de permettre aux gens de s’approprier les informations autrement, en participant activement », explique l’une des organisatrices pour laquelle cette première est une réussite. Au vu de l’engagement des participants, l’initiative pourrait bien s’inscrire dans la durée.

[caption id="attachment_11221" align="alignnone" width="2200"] Arrêt sur image à l'escape game où chaque activité permet de gagner une syllabe afin de reconstituer un mot mystère.[/caption] [caption id="attachment_11224" align="alignnone" width="2400"] Jocelyne Barbé (AMP) et Patricia Fay de la MAS Les Sorbiers à Hillion.[/caption] [caption id="attachment_11223" align="alignnone" width="2560"] Sylvia, l'une des étudiantes du Campus des Solidarités Askoria.[/caption] [caption id="attachment_11220" align="alignnone" width="1900"] Jeu de cartes avec la participation des professionnels de l'Ehpad du Cré à Hillion.[/caption] [caption id="attachment_11222" align="alignnone" width="2100"] A la fin de la journée, chacun a  pu se renseigner sur les formations et les postes à pourvoir localement, avec l’appui de professionnels de France Travail et de la Cité des métiers entre autres. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

Une quarantaine d’œuvres artistiques exposées au centre hospitalier de Saint-Brieuc

Jusqu’au 30 avril, les murs du centre hospitalier Yves Le Foll de Saint-Brieuc accueillent une exposition d’une quarantaine d’œuvres artistiques, toutes réalisées par des personnes en situation de handicap accompagnées au sein des établissements et services de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.

Peintures, collages, tableaux en perles à coller, dessins en noir et blanc inspirés de la technique japonaise du ZenTangle,… La diversité des techniques reflète la richesse des univers artistiques des créateurs et créatrices. Chaque œuvre raconte une histoire, exprime une sensibilité et invite les visiteurs (patients, soignants, familles et grand public) à porter un autre regard sur le handicap.

Cette exposition est avant tout le fruit d’un travail collectif, porté par les quatre piliers de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor. Au cœur du projet, les personnes en situation de handicap elles-mêmes, à l’origine des œuvres présentées et, pour deux d’entre elles, à l’initiative de l’exposition. À leurs côtés, les professionnels référents ont apporté leurs conseils dans les ateliers de leur établissement ou service. Les bénévoles issus des familles ont, quant à eux, contribué à l’organisation logistique aux côtés de Marie-Thérèse Kerguelen, parent du territoire de Saint-Brieuc. Enfin, le centre hospitalier Yves Le Foll qui devient un partenaire de l’association en accueillant cette exposition dans le hall d’entrée et sur le palier de l’hôpital de jour d’hémato-oncologie au 1er étage.

Valorisation et lien social

Les artistes de l’Adapei-Nouelles viennent d’horizons variés, mais partagent une même volonté de créer et de s’exprimer. Parmi eux, deux personnes retraitées, anciennement travailleurs ESAT, aujourd’hui domiciliées dans une résidence Habitat Handi Citoyen (HHC). On compte également une personne accompagnée en Accueil de Jour Cesson Toit à Saint-Brieuc, résidente en HHC, ainsi que plusieurs adolescents suivis par l’IME Guy Corlay au sein du Dispositif enfance de Saint-Brieuc. Des adultes accompagnés par le Service d’Accueil et de Travail Adapté (SATRA) des Châtelets à Ploufragan participent également, tout comme des résidents des foyers de vie de la Fraternité à Plérin et Ty Coat à Saint-Brieuc.

Au-delà de sa dimension artistique, cette exposition met en lumière l’inclusion. Elle rappelle que la créativité n’a pas de limite et que la peinture et le dessin constituent un formidable vecteur d’épanouissement, de valorisation et de lien social.

[caption id="attachment_11227" align="alignnone" width="2000"] Les artistes de l'Adapei-Nouelles aux côtés des parents, professionnels et responsables du centre hospitalier, lors du vernissage de l'exposition. © Loïc Tachon[/caption]

Le foyer de vie Bel Orient, premier certifié médico-social en France !

A Hémonstoir, près de Loudéac, le foyer de vie Bel Orient est la première structure en France à décrocher la certification Handéo “Médico-social” . Une reconnaissance majeure qui vient saluer la qualité de l’accompagnement proposé au quotidien.

Lancée il y a quelques mois, la certification Handéo “Médico-social” est pensée avec les acteurs du terrain afin de fournir un outil exigeant et opérationnel aux établissements et services médico-sociaux, quel que soit le public qu’ils accompagnent. Elle permet ainsi de distinguer ceux qui répondent à un niveau d’exigence défini par les critères suivants :

  • l’accompagnement ouvert sur l’extérieur afin de favoriser l’autodétermination des personnes accompagnées,
  • l’écoute et la prise en compte de l’expertise des familles dans l’évaluation et l’amélioration continue de la qualité de leurs accompagnements,
  • la mise en place d’un cadre d’accueil et d’un suivi adapté aux spécificités des personnes accompagnées
  • la personnalisation de chaque accompagnement en cohérence avec les particularités et l’environnement des personnes
  • l’évaluation et l’amélioration des prestations et de la satisfaction des personnes accompagnées,
  • le recrutement et la formation en continu des professionnels du médico-social pour accompagner au quotidien les personnes suivies par leur établissement.
[caption id="attachment_11210" align="alignnone" width="2400"] Dylan Le Guellec, président du CVS du foyer Bel Orient, est fier de présenter la certification aux côtés de Murielle Visdeloup, cheffe de service, Julien Paynot (à droite), directeur général d'Handéo, et Romain Chevallier, responsable Qualité à Handéo et pilote de la certification. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

Frédéric Gloro, directeur général de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor : « Être la première structure en France à obtenir la certification Handéo “Médico-social” est un message fort et une étape importante pour notre établissement. Nous avons souhaité nous engager dans cette démarche car elle reconnaît ce que nous faisons au quotidien en posant un cadre clair, exigeant, et surtout en phase avec le secteur. Plus qu’une reconnaissance, c’est un véritable levier de transformation qui nous aide à structurer nos pratiques, à renforcer notre organisation, à consolider nos échanges avec nos parties prenantes et à mobiliser durablement les équipes autour du projet d’établissement. C’est un formidable outil de reconnaissance professionnelle qui vient valoriser l’action de nos équipes. Enfin, pour une association multi-dimensionnelle comme l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, c’est la garantie d’une cohérence de dispositifs au regard et au service de notre projet associatif. »

[caption id="attachment_11209" align="alignnone" width="2000"] Myriam Ollivro, monitrice éducatrice, et Christine Etienne, AMP à l'accueil de jour, affichent un large sourire devant la certification Handéo.[/caption]

Virginie Boeffard, directrice du pôle adulte de Loudéac : « La réussite de cette certification Handéo, c’est l’engagement ! Un engagement collectif avec les professionnels bien sûr, mais aussi les personnes accompagnées qui ont toute leur place dans cette démarche, et l’engagement des familles et de la déléguée territoriale qui nous a accompagnés. Cette démarche agit clairement comme un accélérateur. Elle nous a obligés à avancer, à structurer, à prioriser. Cela nous a permis de progresser sur des sujets de fond, parfois plus complexes, comme les comportements défis ou encore la santé. Nous avons renforcé nos pratiques, mieux structuré nos réponses, et surtout mieux articulé ces dimensions dans l’accompagnement global. La certification n’est pas juste une évaluation ponctuelle, elle est un vrai levier de transformation qui met tout le monde en mouvement. »

Julien Paynot, directeur général de Handéo : « Voir un premier établissement certifié cinq mois seulement après le lancement de la certification Handéo “Médico-social” est un signal très encourageant. Cela montre que le besoin est réel, que les acteurs se mobilisent et que les conditions de déploiement sont en train de se mettre en place. Cette première reconnaissance ouvre la voie à une dynamique que nous souhaitons accompagner dans la durée. »

[caption id="attachment_11208" align="alignnone" width="2300"] Cadres, professionnels, parents et personnes accompagnées du foyer de vie Bel Orient ont reçu la certification Handéo lors de la journée Ariane du 27 mars à Ploufragan. © Loïc Tachon.[/caption]