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Ils sont administrateurs, personnes accompagnées, engagés au sein de leurs associations. Leur point commun ? L’envie d’apprendre, de comprendre, de participer pleinement aux décisions qui les concernent et de représenter leurs pairs. A l’initiative de l’Unapei Bretagne, une journée de rencontre et d’échanges leur a été consacrée fin janvier dans les locaux de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor à Plérin.
À travers des ateliers ludiques et interactifs animés par les faciliteurs et facilitrices des auto-représentants, les participants ont pu identifier les freins et les leviers de leur engagement, réfléchir à des instances plus accessibles et partager des outils concrets pour faciliter la compréhension, la participation, la représentation et l’accompagnement dans le rôle d’administrateur.
« Enrichissant, enthousiasmant, constructif, instructif… » Tels sont les mots qui sont revenus spontanément à l’issue de la journée. Au-delà d’un simple temps de travail, cette première rencontre a été vécue comme une belle expérience collective, où chacun a pu se sentir écouté, légitime et reconnu.
Ces moments d’échanges rappellent combien il est essentiel de valoriser et soutenir la participation des personnes accompagnées dans la gouvernance associative.
Parler du tabac, de ses habitudes, de ses difficultés, mais aussi de ses motivations… Une douzaine de travailleurs des ESAT de Lamballe et Quévert ont échangé sur leur rapport à la cigarette et confronter leurs idées en participant à un atelier de sensibilisation animé par Addictions France. Ils ont également été récompensés pour leur esprit de créativité et leur engagement à l’occasion du Challenge inter-ESAT organisé dans le cadre du Mois sans tabac.
En Bretagne, le Mois sans tabac n’est pas seulement un slogan. Il repose sur un collectif d’acteurs locaux, piloté par l’Agence Régionale de Santé (ARS) avec l’appui de partenaires comme Addictions France, la Ligue contre le cancer, la Coordination bretonne de tabacologie ou encore l’Observatoire régional de santé. Ces structures travaillent ensemble pour déployer des actions qui touchent tous les publics, notamment les personnes en situation de handicap à l’image du Challenge inter-ESAT organisé à l’automne.
Les enjeux de ce challenge ? Comprendre les addictions pour mieux agir, se mobiliser collectivement autour de la cause de l’arrêt du tabac (fumeurs et non-fumeurs), partager des moments créatifs en équipe…
Pour accompagner cette démarche, Lucie Babolat, chargée de prévention à Addictions France, est intervenue en janvier auprès d’une douzaine de travailleurs des ESAT de Quévert et Lamballe. Elle a animé un atelier de sensibilisation dédié aux outils d’aide à l’arrêt du tabac et aux différents modes d’accompagnement existants. Afin de mieux capter l’attention et favoriser la participation, cet atelier s’est appuyé sur un quiz interactif, permettant à chacun de tester ses connaissances… et de déconstruire certaines idées reçues.
Parmi les questions posées : Le tabac à rouler est-il moins dangereux que les cigarettes industrielles ? Les enfants exposés au tabagisme passif risquent-ils davantage de développer des maladies respiratoires ? Arrêter de fumer fait-il forcément grossir ? Combien de substances contient une cigarette électronique et est-elle moins toxique qu’une cigarette classique ?
Des échanges nourris ont suivi chaque question, mêlant étonnement et prise de conscience. Les discussions avec Lucie Babolat et Cindy Serot, infirmière du pôle accompagnement ESAT des sites concernés, ont permis de mieux comprendre les effets du tabac et les bénéfices de l’arrêt, sans jugement ni culpabilisation.
Le quiz a ensuite laissé place à la remise des prix du Challenge inter-ESAT. Pour marquer leur première participation, les établissements de la marque esatco ont présenté une création originale, reflet de leur engagement dans le cadre du Mois sans tabac.
À Quévert, l’équipe a frappé fort en confectionnant un cercueil en carton portant un message sans détour : « Le tabac, on l’enterre ! À l’intérieur repose la famille tabac : Madame Cigarette, Monsieur Cigare, Monsieur Pipe et Madame Vapote ». Un clin d’œil percutant, accompagné de nombreux messages et d’idées concrètes pour arrêter de fumer.
À Lamballe, deux plots de chantier ont été associés pour former une carotte, faisant allusion à l’enseigne signalétique rouge des bureaux de tabac (photo ci-dessous). À l’intérieur, là encore, quelques bonnes idées pour se lancer ou persévérer dans l’arrêt du tabac.
L’art est pour tous et chacun a une place légitime sur scène. Cette conviction a pris corps à l’occasion de la première rencontre chorégraphique de danse inclusive, organisée par la MJC du Plateau, en collaboration avec les élèves du lycée Saint-Pierre de Saint-Brieuc. Un temps fort artistique et humain qui a mis en lumière douze personnes accompagnées du foyer de vie et du SATRA de Plouisy.
Sur scène, la danse devient un langage universel qui dépasse les mots. Des artistes, professionnels ou amateurs, et des personnes en situation de handicap partagent un même espace, une même énergie, un même spectacle.
Le temps d’une soirée, la scène se transforme en « un lieu de rencontre où chacun est libre de s’exprimer à travers un mouvement, un regard, un geste, un souffle, décrit Annabelle Gateau, professeure de la MJC du Plateau, à l’initiative de la première rencontre chorégraphique de danse inclusive organisée le 20 janvier à Plérin. L’idée de l’événement est de regrouper plusieurs créations chorégraphiques autour du thème de la rencontre entre des corps, certes différents mais communément expressifs. »
Une démarche qui fait pleinement écho aux valeurs défendues par la MJC de Saint-Brieuc : valoriser les compétences de chacun, s’ouvrir à la différence, lutter contre les préjugés, apprendre à coopérer, mixer les publics et accompagner des initiatives qui incarnent concrètement le vivre-ensemble.
« Ce spectacle est le résultat d’un travail en commun avec les personnes du foyer de vie et du SATRA, témoignent les équipes éducatives de Plouisy. En amont de la représentation, quatre séances de préparation et de répétition, dirigées par Véronique Ragouilliaux, chorégraphe du studio 26bis, ont permis à chacun d’explorer ses possibilités, de révéler ses capacités et de prendre confiance. » Les échanges entre les danseuses, les éducateurs et les personnes accompagnées ont nourri le projet. De ces rencontres est née une création très colorée, sensible et profondément humaine.
Plus que des prouesses techniques, ce sont les regards, les présences et les émotions qui ont marqué les 300 spectateurs de la salle Roger-Ollivier à Plérin. À travers la danse inclusive, ce spectacle a rassemblé et affiché complet. Il a séduit et ému le public. Il a surtout révélé la richesse de toutes les singularités. Pari gagné !
Les 12 artistes danseurs du foyer de vie et du SATRA de Plouisy : Laura Menguy, Delphine Floury, Nathalie Canevet, Laëtitia Allainguillaume, Harmonie Lamamy, Arnaud Rovarc’h, Christelle Le Serrec, Sophie Le Meur, Océane Rolland, Cindy Huiban et Léa Moyen. Encadrés par Gwénaël Cozic, Anaïs Gigot et Emmanuelle Trehiou.
« Ce ne sont pas les corps qui s’adaptent à la danse, c’est la danse qui s’invente en chaque corps. » Annabelle Gateau, professeure de danse adaptée à la MJC de Saint-Brieuc.
« Ce ne sont pas les corps qui s’adaptent à la danse, c’est la danse qui s’invente en chaque corps. »
Annabelle Gateau, professeure de danse adaptée à la MJC de Saint-Brieuc.
Des résidents des foyers La Fraternité à Plérin et Ty Coat à Saint-Brieuc animent depuis janvier une émission de radio diffusée en direct sur COB'FM (92.7). Passionnés de musique, ils prennent place derrière le micro pour proposer un rendez-vous trimestriel d’une demi-heure, centré sur la parole, l’échange et la rencontre.
« Ce projet radiophonique est un bel outil d’expression et de valorisation de la parole des personnes accompagnées. Il permet de faire entendre leurs voix auprès d’un large public », souligne Alexis Métivier, éducateur technique spécialisé de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.
La chanteuse Mégane, première invitée
Chaque émission s’articule autour d’un thème choisi par le groupe et inclut l’interview d’un invité, dans un format inspiré du Papotin. En répondant aux questions de Pascal, animateur de COB'FM, Alberte, Ronan, Pierre et Emmanuelle offrent ainsi un regard singulier et sensible sur leurs parcours et leurs expériences au sein des groupes de musique Coat n’Roz et Maniafoly.
La première émission, diffusée en janvier, a accueilli Mégane, chanteuse et guitariste, actuellement en formation de musicothérapeute. L’artiste a présenté son univers musical et interprété l’un de ses titres en direct, inaugurant ce nouveau rendez-vous radiophonique dans une atmosphère conviviale et détendue.
Podcast à écouter : Des résidents du Foyer de la Fraternité et Ty Coat nous racontent leur passion pour la musique - COB'FM - Les podcastsCOB'FM – Les podcasts
À Corseul, la ferme de Kémo a ouvert ses portes à Fabien Lepaigneul, travailleur de l’ESAT de Quévert, pour une journée découverte. Organisée par la MSA d’Armorique et l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, en marge du DuoDay, cette initiative lui a permis de se familiariser avec le fonctionnement de l’exploitation, de participer aux tâches du quotidien et d’approcher les équidés de plus près. Une expérience concrète, rythmée par les gestes du métier et les échanges.
Pour Delphine Lesaignoux, gérante de la ferme, cette journée fait pleinement sens et renforce son engagement en faveur de l’inclusion : « Dans le travail agricole, on réalise beaucoup de tâches simples et répétitives. De nombreuses personnes en situation de handicap ont les capacités et l’envie de travailler. Encore faut-il prendre le temps, être attentif, ne pas les bousculer et s’adapter à leur rythme. »
L’Ordre national du Mérite a récemment honoré Catherine Baudouin-Quéromès, directrice de la MAS de Paimpol, et Marc Janvier, ancien directeur d’établissement scolaire dans l’enseignement agricole privé et administrateur de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, saluant des parcours marqués par l’engagement, l’expertise et un investissement durable au service de l’intérêt général.
Catherine Baudouin-Quéromès, directrice de la Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) de Paimpol, a été nommée Chevalier de l’Ordre national du Mérite au titre du Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles.
Lors d’une cérémonie empreinte d’une forte émotion, la médaille a été apportée par Jean-Pierre Anger, résident de la MAS L’Archipel, avant d’être remise par Jean-Philippe Bérard, lieutenant-colonel et ami proche de la famille.
Dans son discours, Catherine Baudouin-Quéromès a exprimé sa gratitude envers l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, ses collaborateurs les plus proches, l’ensemble de ses équipes et sa famille. Elle a également tenu à rendre hommage à ses parents : « Maurice, qui avait reçu cette même médaille en 1980, et Louisette, engagée dans sa commune au bureau des aides sociales. Je dédie cette médaille aux personnes accompagnées. C’est en pensant à elles que je l’ai acceptée. »
Prenant la parole, Frédéric Gloro, directeur général de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, a salué la ténacité et l’engagement constant de la directrice. Il a rappelé son rôle déterminant dans l’ouverture de la MAS de Paimpol, le développement de l’accompagnement des personnes autistes, l’organisation de colloques dédiés à l’autisme, ainsi que la création de l’Unité Résidentielle TSA à Paimpol.
Marc Janvier, administrateur et membre du Bureau de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, a lui aussi été nommé Chevalier de l’Ordre national du Mérite au titre du Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Ancien directeur du Lycée Pommerit Bretagne, Marc Janvier a consacré une grande partie de sa carrière à l’enseignement agricole. Il a notamment exercé les fonctions de président de l’Union nationale de l’enseignement agricole privé, ainsi que de vice-président du Conseil national de l’enseignement agricole privé.
La médaille lui a été remise par Jean Salmon, ancien président de l’UNEAP et de la Chambre d’agriculture de Bretagne, lors d’une cérémonie organisée à proximité du siège du CNEAP à Paris.
Félicitations aux deux récipiendaires pour cette reconnaissance nationale, qui honore également l’action collective et les valeurs portées par l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.
Avoir sous la main tous les jours des légumes frais, lavés et épluchés, prêts à l’emploi, tout en favorisant la production locale et en procurant de l’activité au secteur du handicap. C’est la passe de trois qu’a réussi le GHT d’Armor, avec l’aide d’une coopérative du Trégor et l’ESAT de Plouisy, près de Guingamp.
Au revoir les surgelés et autres poêlées industrielles. Poussée par la loi Egalim, la volonté d’améliorer la qualité des plats favorise le retour en grâce des légumes frais dans les unités de production des repas. Ce qui (re)pose la question de leur lavage, épluchage et découpe. Des opérations qui prennent beaucoup de temps. Alors que les effectifs ne sont pas pléthoriques.
Dans ces conditions, que faire pour avoir sous la main des légumes sains, prêts à l’emploi, adaptés à la restauration hospitalière, sans trop se prendre le chou ? L’hôpital de Lannion-Trestel a trouvé la solution depuis la fin des années 90, en travaillant main dans la main avec esatco site du Pays de Guingamp à Plouisy, installé à proximité, qui dispose d’une légumerie.
Un approvisionnement très développement durable
Dès le début, le dessein est clair : il s’agit aussi de favoriser le circuit court, et de déguster des produits cultivés dans le territoire, avec une approche solidaire puisqu’elle permet de fournir un travail à des personnes en situation de handicap.
La démarche prend progressivement de l’ampleur. « Au début, nous avons pris contact avec eux pour nous approvisionner en légumes à façon pour de petits volumes. Le système a été étendu aux deux hôpitaux, Lannion-Trestel et Guingamp. Puis en 2018 à l’ensemble du GHT Armor, sous la forme d’un marché réservé », récapitule Jacques Mélé, responsable de la restauration des établissements de Lannion-Trestel et Guingamp.
Livraison quotidienne
L’ESAT breton assure la prestation de A à Z. Il se fournit auprès de la principale coopérative du secteur, les Maraîchers d’Armor (427 producteurs), conditionne les légumes selon les besoins spécifiques des cuisines hospitalières. Avant de les livrer tous les jours, du lundi au vendredi.
Si les pommes de terre restent le « produit phare » dixit Régis Bertrand, directeur adjoint de l’ESAT de Plouisy, le champ des légumes est large, des traditionnelles carottes aux choux fleurs, en passant par les concombres, navets, céleris, poireaux, courges ou potimarrons. La révision mensuelle des prix incite les cuisiniers à préférer des produits de saison.
Produits festifs pour Noël
La structure bretonne, qui a inauguré une légumerie de 500 m2 toute neuve en novembre dernier, cherche toujours à s’améliorer, qu’il s’agisse des variétés, de la tenue à la cuisson, de la découpe ou de la réduction des déchets. « Nous ne sommes plus livrés en cageots plastique », illustre Régis Bertrand.
Elle répond aussi aux demandes particulières des cuisines qui sortent de l’ordinaire. Comme ces choux pak choï, cultivés dans une ferme expérimentale de la coopérative. « 300 choux de petit calibre produits spécialement pour nous et servis pour le repas de Noël », précise David Marlec, chef de cuisine au CH Lannion.
Satisfaction en hausse des convives
Les résultats sont goûtés de tous. Côté fourneaux, ces légumes prêts à l’emploi permettent aux professionnels de diversifier les hors d’œuvre et de mitonner des entrées moulinées. Le tout sans surcoût, grâce à une réduction du gaspillage obtenue par une meilleure préparation des produits, adaptée aux grammages des menus.
Côté carbone, l’empreinte est allégée : 80 % des livraisons de légumes se déroulent dans un rayon de moins de 30 km. Le développement territorial se nourrit aussi de la formule. 99 % des produits servis par l’ESAT proviennent de producteurs bretons, dont 7 % en bio. Les légumes contribuent au bonheur culinaire des convives, célébré par un taux de satisfaction en hausse : 86 % chez les patients, 90 % au self.
Le GHT, premier client de l’ESAT
Enfin les commandes hospitalières (estimatif annuel de 150 tonnes) participent à la bonne santé de la légumerie de l’ESAT. Soit plus du tiers d’un chiffre d’affaires de 900 000 euros. « Le GHT est le plus gros client de cette activité qui fait travailler 23 personnes encadrés par 2 moniteurs », confirme Régis Bertrand.
A quoi s’ajoute les effectifs de l’entreprise adaptée (8 salariés) chargée des livraisons. « L’organisation se veut innovante : l’ESAT devient un partenaire à part entière de la chaîne hospitalière, dépassant ainsi le rôle de simple prestataire », met en avant Xavier Bougeard, directeur des ressources matérielles du CH de Lannion-Trestel.
« Nous avons réussi à être dans les temps sur ce que la loi Egalim demande : des produits locaux, durables et de qualité. Et nous en sommes assez fiers, car tout cela est réalisé à moyens constants », conclut-il.
Article rédigé par Jean-Marc Binot et publié dans achat-logistique.info, journal de la RESAH, l'actualité des achats publics et de la logistique dans les territoires.
Clap de fin pour Habiter Demain. Après plusieurs années d’engagement « en faveur d’un habitat plus inclusif, plus durable et plus solidaire », ses dirigeants ont décidé de mettre un terme à leurs activités. Ils reversent le solde de leurs fonds à trois associations dont l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor du territoire de Dinan-Lamballe.
Logement inclusif, transition environnementale, énergie, nouveaux modes d’habitat… Autant de sujets qui ont animé la vie de l’association Habiter Demain au sein de laquelle élus, techniciens et professionnels ont pu se rencontrer, réfléchir ensemble, mettre en commun leurs expériences et faire émerger des pistes concrètes pour accompagner les acteurs des Côtes-d’Armor et mieux habiter les territoires.
A travers chacun de ses reportages audiovisuels, la Télévision de l'habitat a surtout été une « belle aventure humaine sous l’égide du logement », souligne Thierry Becam, administrateur, animateur et bénévole de l’association, rappelant que l’habitat reste un levier essentiel d’inclusion, de bien-être et de cohésion sociale.
Valoriser la vocation de chaque association
« Habiter Demain a vécu et nous avons souhaité que les fonds restants reviennent à trois associations qui œuvrent au quotidien pour aider des personnes vulnérables ou en difficulté, indique Georges Le Franc, maire de Saint-Barnabé, qui a présidé Habiter Demain et l’agence départementale d’information sur le logement (ADIL 22). Dans une société où on parle beaucoup de discrimination, nous avons décidé de remettre un chèque de plus de 3400 € à l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor et aux parents du territoire de Dinan-Lamballe. Idem pour l'association Ker Antonia de la Fondation Solacroup Hébert qui accueille et accompagne des femmes victimes de violences intrafamiliales avec leurs enfants, et Visages d’Espoir qui prend en charge une partie des mineurs non accompagnés en Côtes-d’Armor. Cette remise de chèque est une façon de valoriser la vocation de chacune de ces trois associations qui militent pour le bien-être et le devenir des personnes qu’elles accompagnent. »
A l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor, le don de l'association Habiter Demain a permis de financer l'achat de stylos lecteurs numériques aidant les personnes en situation de handicap à lire un texte ligne par ligne en toute autonomie, via une synthèse vocale intégrée.
Bouger, faire du sport, c’est bon pour la santé ! Une conviction partagée par la Casden (banque coopérative de la fonction publique), la Banque Populaire Grand Ouest et l’ACEF Grand Ouest 22 qui ont financé de nouveaux équipements pour l’IME Guy-Corlay qui dépend du Dispositif enfance de Saint-Brieuc.
Eviter la sédentarité et encourager une activité physique régulière, adaptée aux capacités de chacun. Tels sont les objectifs de l’équipe éducative de l’IME Guy-Corlay. « On consulte les emplois du temps des jeunes en repérant les journées où ils restent trop longtemps assis, explique Sonia Meister, psychomotricienne, et Stéphane Salomon, éducateur sportif. Lorsqu’on constate qu’un jeune manque de temps d’activité physique, on lui propose une séance, souvent sur la pause méridienne. »
Ces temps dédiés durent environ trente minutes. Au programme : dix minutes de vélo, dix minutes de tapis de course et dix minutes de jeux de raquettes. « Il n’y a aucun esprit de compétition. Le sport est avant tout un moment pour bouger, s’amuser et se faire du bien. »
Concentration et attention
Pour Céline Tillon, directrice du Dispositif enfance de Saint-Brieuc, les bénéfices sont visibles. « On observe une vraie évolution chez les enfants, notamment en termes d’endurance et de capacités physiques. Le sport apporte aussi de la tonicité, améliore la concentration et favorise l’attention. »
Lors des vacances scolaires, des défis sportifs sont également organisés sur deux ou trois jours avec la participation des jeunes et des professionnels de l’IME. « Des binômes sont formés avec une sensibilisation sur l’alimentation et un goûter adapté, précise l’équipe éducative qui se réjouit de l’achat d’un nouveau vélo d'intérieur et d’un tapis de course grâce à l’aide financière (1600€) apportée par la Casden, la Banque Populaire Grand Ouest et l’ACEF Grand Ouest 22.
A travers cette action, les deux partenaires de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor réaffirment ainsi leur engagement en faveur du sport santé et du bien-être des jeunes de l’IME, en accompagnant des initiatives qui améliorent concrètement leur quotidien.