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Ancien président du Conseil général, sénateur, député européen, secrétaire d’État et ministre, Charles Josselin est décédé le 1ᵉʳ septembre 2026. L’élu, natif de Pleslin-Trigavou, aura marqué l’histoire politique et sociale des Côtes d’Armor par son ancrage local et sa vision humaniste. Au-delà de son parcours politique d’exception, l'Adapei-Nouelles Côtes d’Armor salue la mémoire d’un homme ouvert, bienveillant et généreux, fervent défenseur de la cause du handicap.
Les plus anciens croisés lors de la journée portes ouvertes du 4 septembre au siège social de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, confirment : « Charles Josselin était un homme d’écoute et de conviction, qui a placé l’action sociale et la solidarité au cœur de son engagement. »
Tout au long de ses mandats à la tête du Département (1976-1997), l’élu a entretenu une relation de confiance et de proximité avec l’association. Attentif aux besoins des familles et toujours à l’écoute des dirigeants, de Guy Corlay, président-fondateur des Papillons Blancs des Côtes-du-Nord, à André Gacel, ancien directeur général, Charles Josselin a soutenu de manière décisive le développement des structures destinées à l’accueil et à l’accompagnement des personnes en situation de handicap mental sur le territoire costarmoricain.
Qu’il s’agisse de la création des centres d'aide par le travail (CAT), dont celui des Pifaudais à Quévert qu’il a lui-même inauguré en mai 1976 (photos ci-dessous), de l’extension des foyers d’hébergement ou du renforcement de l’accompagnement des personnes en grande dépendance, son impulsion politique a permis de concrétiser de nombreux projets, en totale concertation.
« On est plus forts ensemble ! avait-il titré dans le livre Elan de vie, lors d'un long témoignage dédié aux 50 ans de l’Adapei en 2011. Savoir affirmer et faire valoir la différence associative est un objectif de bonne raison qui doit profiter à l'ensemble, aux bénéficiaires en premier lieu. La conjonction et le partage d'idées des élus associatifs et des professionnels, chacun avec ses aspirations, multiplient les potentialités. L’Adapei adapte les projets aux choix de vie des personnes selon leur volonté, leur projet de vie. Elle préconise les alternatives à l'institution avec la constitution de partenariats. Son organisation est en phase avec les enjeux de la nouvelle organisation administrative et politique, notamment celle des financeurs. »
Au-delà des décisions politiques et institutionnelles, Charles Josselin incarnait cet engagement avec une profonde humanité et une proximité sincère. Preuve tangible de son attachement personnel à l'association et à ses valeurs, il était notamment le parrain d'un résident du foyer de vie de Saint-Brieuc. Un lien du cœur discret mais précieux, qui illustre parfaitement l'intérêt porté aux personnes accompagnées tout au long de sa vie.
En soutenant sans relâche les initiatives de l’Adapei, Charles Josselin a contribué à bâtir un département plus solidaire et plus juste. Son dévouement reste un modèle pour l'ensemble des acteurs du secteur médico-social. « Charles Josselin n’était pas seulement un décideur politique de premier plan, soulignent les anciens cadres de l’association, il était un interlocuteur pragmatique et bienveillant, toujours soucieux de donner des moyens réels à la dignité et à l'autonomie des personnes en situation de handicap ».
Sur les hauteurs de Paimpol, le chantier de l’unité résidentielle pour adultes autistes en situation très complexe touche à sa fin. Cet équipement unique en Bretagne sera officiellement inauguré le 30 septembre 2026.
Dessinée par l'architecte strasbourgeois Daniel Gasser, la toute première Unité résidentielle TSA de Bretagne est prête à ouvrir ses portes. Créée dans le cadre du programme de la Stratégie nationale Autisme, cette structure innovante propose un hébergement et un accompagnement permanents, 24h/24 et 365 jours par an. Elle s'adresse à un public jusqu'ici très difficile à orienter : six adultes (dès 16 ans) présentant des troubles du comportement très sévères, souvent associés à une déficience intellectuelle profonde ou à de multiples comorbidités somatiques et psychiatriques.
Le chantier, qui s'est déployé sur un terrain de 8 000 m² à proximité immédiate du centre-ville, a permis de bâtir une structure dédiée de près de 1 000 m². La réalisation architecturale a été pensée dans le moindre détail pour s'adapter aux hyper-sensibilités et aux spécificités comportementales des futurs résidents :
Découvrez le site de la future unité résidentielle TSA (juin 2026)
Le siège social de l'Adapei-Nouelles Côtes d'Armor a organisé sa toute première journée portes ouvertes. Une initiative réussie qui a rassemblé plus de 300 visiteurs. Partenaires, élus, bénévoles, familles, personnes accompagnées et grand public ont découvert le fonctionnement quotidien du centre administratif et financier de l'association. Revivez en images quelques-uns des beaux moments de cette journée.
L’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor vous donne rendez-vous du 5 au 11 octobre 2026 pour sa traditionnelle Opération brioches. Cette campagne solidaire et gourmande constitue un temps fort de convivialité et d’engagement, réunissant familles, bénévoles, personnes accompagnées, professionnels et partenaires de l’association.
Pour vous, pour nous ! Chaque brioche achetée aide à financer des activités de loisirs, du sport adapté, des projets culturels, du matériel éducatif ou encore à l’aménagement des espaces de vie. Autant d’initiatives qui permettent aux personnes accompagnées de s’épanouir pleinement et de développer leur autonomie.
« L’Opération brioches est organisée dans le cadre des Journées nationales de solidarité de l’Unapei, rappelle Anne-Marie Berthault, présidente de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor. Nous espérons pouvoir compter, une nouvelle fois, sur votre fidélité, selon vos possibilités et disponibilités. La réussite de cet événement repose avant tout sur votre soutien et votre engagement. »
Depuis plusieurs mois, les délégués de territoire et les parents bénévoles sont à pied d’œuvre pour préparer cette édition 2026. « Nous espérons une mobilisation la plus large possible afin que la semaine du 5 au 11 octobre soit aussi celle du partage et de la convivialité. Au-delà de la sensibilisation au handicap et de la mise en lumière des actions de notre association, continuons ensemble à faire de cette opération un grand rendez-vous solidaire auquel nous sommes tous attachés. »
Commandez dès aujourd'hui vos brioches (5 €, 400 gr. pur beurre) en contactant les responsables de vente de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.
Loudéac. Christine Salomé, 06 48 66 04 87, salome.chris22@gmail.com
Dinan-Lamballe. Loïc Baron, 06 11 30 07 52, baronloic22@gmail.com
Lannion-Tréguier. Marie-Claude Belleguic, 06 76 45 59 38, mc.belleguic@adapei-nouelles.fr
Saint-Brieuc. Sylvie Bouteloup, 07 86 33 19 70, bouteloup.sylvie22@orange.fr
Un enfant non scolarisé, c’est toujours un enfant de trop ! En cette rentrée 2026, l’Unapei tire la sonnette d’alarme. Trop d’enfants en situation de handicap intellectuel restent en attente d’une réponse éducative adaptée.
« Depuis plus de vingt ans, nous voyons se succéder des dispositifs aux noms changeants, des budgets redéployés, des projets pilotes qui ne sont jamais généralisés, interpelle l’Unapei. Pendant ce temps, des enfants grandissent, et leurs parcours, eux, doivent se construire dès aujourd’hui. Ces enfants sont des élèves à part entière, avec des besoins réels et un avenir qui ne peut être laissé au hasard. Cet avenir ne peut pas reposer sur des bases précaires. Nous demandons pour eux une reconnaissance concrète : des fondations solides et des réponses durables. Les solutions qui font leurs preuves doivent être généralisées et sortir définitivement du cadre expérimental. »
Quelles conditions pour une éducation réellement inclusive ?
Pas de compromis sur le droit à l’école pour tous
« Ces enfants ne sont pas une exception à accepter par défaut. Ce sont nos enfants. Alors oui, nous voulons une vraie transformation : organisée, coordonnée, partagée. Une transformation qui ne laisse personne de côté, qui respecte l’ensemble de l’écosystème éducatif et social. L’avenir de ces enfants, c’est l’avenir de toute notre société. Et pour cela, il ne faut plus de solutions incessamment réinventées et mises bout à bout mais des réponses construites sur des bases solides, durables. »
Vous êtes parents ou proche d’un enfant en situation de handicap qui ne bénéficie pas d’une scolarité adaptée à la hauteur de ses besoins ? Témoignez sur notre site : marentree.org
Visible pour la première fois depuis 27 ans en France, l’éclipse solaire a attiré des milliers de curieux, de passionnés et de familles en ce mercredi 12 août 2026.
Dans le Trégor, les personnes accompagnées sur les sites habitat de Tréguier et Lannion se sont retrouvées pour assister à l’événement. Les yeux rivés vers le ciel, à l’aide de lunettes de protection spéciales, elles ont vu la Lune recouvrir progressivement le Soleil puis le masquer pendant plus d’une minute. Un spectacle aussi rare qu'exceptionnel !
Face à l’explosion de la fast fashion et à la baisse de qualité des dons, la filière textile de l'Adapei-Nouelles Côtes d’Armor propose des éco-box de collecte intérieures. Une initiative innovante au service d’une économie circulaire et solidaire.
Chacun d’entre nous garde dans ses placards des vêtements que nous ne portons plus : trop petits, démodés ou simplement oubliés. Plutôt que de les laisser prendre la poussière, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie tout en faisant une bonne action ?
Pour faciliter ce geste, la filière textile de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor met désormais à disposition des éco-box intérieurs réalisés par l’atelier cartonnage esatco à Loudéac. On peut y déposer des vêtements pour adultes et enfants, du linge de maison, des chaussures, des sacs, des accessoires, ou même du tissu et de la mercerie.
« Notre travail est la collecte du textile des particuliers, son tri et sa valorisation en filières de réemploi, de recyclage ou de valorisation énergétique », rappellent les responsables du chantier d’insertion Artex à Langueux, une structure qui collecte et trie chaque année 700 tonnes de textiles sur les territoires de Saint-Brieuc Armor Agglomération et du Leff Armor Communauté. La « crème » de la collecte, c’est-à-dire la part des vêtements en parfait état, est ensuite vendue localement dans la boutique de seconde main PioSh !
Le défi de la qualité face à la seconde main en ligne
Malgré l’urgence écologique, la filière fait aujourd'hui face à des vents contraires. Alors que le volume de textiles mis sur le marché français ne cesse de grimper, la qualité globale des dons s’effondre.
En cause ? La concurrence féroce des plateformes de revente en ligne entre particuliers et des collectes du secteur marchand. Résultat : la part d’articles de premier choix, essentielle pour soutenir le modèle économique, diminue d’année en année.
Pour lever les freins des donateurs qui hésitent parfois à laisser des pièces de valeur dans des conteneurs extérieurs par peur qu’elles soient dégradées ou mal gérées, l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor adopte une nouvelle stratégie.
En déployant ces éco-box dans les lieux de vie et de passage des particuliers comme à la Caisse Régionale du Crédit Agricole à Ploufragan, l’association fait le pari de la proximité, de la confiance et de la qualité. Une manière de rappeler que faire du tri dans ses placards, c’est agir pour la protection de l’environnement, l’emploi solidaire et l’économie circulaire.
En savoir plus
Quatre jours de photos, d’échanges et de réflexions. C’est la belle aventure vécue par seize jeunes du Dispositif enfance du Trégor, au sein de l’IME de Minihy-Tréguier. En partenariat avec Radio Kreiz Breizh (RKB) et le soutien du Lions club de la côte de Granit Rose, ils ont exploré, à travers l'objectif, une question aussi vaste qu’intime : « Qu'est-ce qu'une rencontre ? »
« Quand j’ai parlé du projet à Pascal Donnas (éducateur de l’IME), j’avais bien mon idée en tête, se souvient Gildas Héno, animateur radio à RKB. Il m’a dit que c’était une idée farfelue, mais comme dit Pascal : rien n’est impossible, donc c’est possible ! » Pour donner vie à ce projet, l’IME de Minihy-Tréguier a invité la photographe professionnelle Jeanne Paturel à poser ses valises à l’établissement durant une semaine. L’objectif était double : initier les jeunes aux techniques de prise de vue, puis réaliser des interviews radio pour qu'ils mettent des mots sur leurs images et leur vision de la rencontre.
Pour Pascal Donnas, la composition du groupe était essentielle pour la richesse de l’expérience : « Déjà, on a choisi ceux qui voulaient le faire. Puis ce qu’on voulait, c’est un groupe avec différentes compétences, des jeunes de 13 à 20 ans qui communiquent facilement comme moins facilement. » Un pari plus que réussi selon l’éducateur, qui confie avoir été impressionné par le résultat : « Nous avons été scotchés en voyant leur implication et leur talent. Je prends l’exemple de Marine qui a des difficultés d’orientation : elle a fait des photos incroyables ! »
Apprendre à regarder et à se raconter
Pendant quatre jours, les apprentis photographes ont participé à des ateliers de composition, de jeux de reflets, exploration d’un lieu aimé, gros plans sur une partie du corps. Accompagnés par Jeanne Paturel, ils ont exploré leur environnement en se posant des questions : « Où vous sentez-vous en sécurité ? », « Qu'est-ce qu'une belle rencontre ? » ou encore « Comment faire des portraits photo des copains sans voir leurs visages ? »
« Un vrai défi pour eux comme pour moi, confie la photographe Jeanne Paturel. Nous avons beaucoup échangé pour les amener à se poser ces questions. » De la prise de vue au travail de retouche jusqu’à la sélection finale des clichés, les jeunes se sont beaucoup investis dans le projet. Pour certains, cette semaine a agi comme un déclic. C’est le cas de Sterenn Chollou, accompagnée par l'IME, dont l'enthousiasme est débordant : « Toute la journée, on faisait les photos. Moi, j’adore la photographie, j’ai même acheté mon propre appareil ! »
Cette exposition inédite, visible dans la grande salle de l’IME Jeannine-Le Bouder, mêle le regard et la parole. Sous chaque œuvre, un QR code permet en effet d’écouter un podcast où les jeunes racontent leur démarche et leurs ressentis.
A écouter : Au clair de la Une - Sklaer evel an Deiz
Des rencontres, du partage, des sourires, des émotions et plein de souvenirs en images. Organisée au Port du Légué à Saint-Brieuc, la Nuit du handicap 2026 a été couronnée de succès. Un événement inclusif, festif, joyeux et fédérateur qui a révélé au public les talents des personnes en situation de handicap.
Revivez les temps forts de cette journée grâce aux plus beaux souvenirs capturés sur le vif par nos photographes, Elise Iliou et Loïc Tachon.
Éducatrice spécialisée, aide-soignante, agent de maintenance, maîtresse de maison, gestionnaire paie RH,… Ces salariés ont saisi l’opportunité de la journée #VisMonJob3 pour explorer un autre métier au sein d’un établissement ou service de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor. Témoignages.
Marine Le Cain à la rencontre deux chefs de service en MAS
Éducatrice spécialisée et coordinatrice au foyer d’hébergement Avel Nevez à Minihy-Tréguier, Marine Le Cain a choisi de bousculer ses repères en s’immergeant dans une MAS, un établissement radicalement différent du sien, à la rencontre de deux chefs de service dans la même journée. Cette première expérience à #VisMonJob a débuté le matin aux côtés d’Adeline Jouan sur le site des Sorbiers (actuellement en chantier) à Hillion, avant de se poursuivre l’après-midi avec William Billiou sur le site Roc Bihan à Saint-Brieuc. Une approche croisée qui lui a permis d’appréhender toutes les facettes du métier.
« Chacun m’a partagé son cursus, son parcours et la réalité du poste, confie Marine. Nous avons beaucoup discuté des postures professionnelles à adopter, mais aussi des avantages et des inconvénients de ce métier. Leurs discours se rejoignent totalement. Je suis ravie de cette découverte. C’est une immersion très enrichissante que je conseille à tout le monde ! »
Katell Terteaux, une journée au vert dans un atelier maraîchage
« J’ai adoré ma journée ! » Katell Terteaux ne regrette pas un seul instant son immersion à l’ESAT de Plourivo. Aide-soignante à la MAS de Paimpol, elle souhaitait découvrir un accompagnement différent de son quotidien. Pari réussi ! Pour cette édition 2026 de #VisMonJob, elle a partagé le quotidien de Stéphanie Tilly, monitrice de l’atelier maraîchage bio. « C’est un métier dense et tellement riche, confie Katell. Il nécessite une organisation sans faille entre la gestion administrative, l’accompagnement des travailleurs et la culture sous serre ou en plein champ. On ne débarque pas à l’ESAT par hasard. Cela demande des compétences et un diplôme bien précis. »
En postulant à #VisMonJob, Katell n’avait pas forcément ciblé la filière agricole, mais elle en est sortie pleinement satisfaite et particulièrement ravie de l’accueil qui lui a été réservé. « C’est la pleine saison et pourtant, je ne me suis jamais sentie de trop, se réjouit-elle. Stéphanie a pris le temps de bien m’expliquer le fonctionnement et la logistique de l’atelier. Cela m’a permis d’élargir mes connaissances. »
L’échappé belle de Jérôme Boissière
C’est à vélo, en direction de Bétineuc, que Jérôme Boissière a vécu son premier #VisMonJob. L’agent de maintenance de l’ESAT de Dinan a troqué sa boîte à outils le temps d’une journée pour se plonger dans le quotidien de Stéphane Gréaud, animateur au SATRA de Quévert. Une sortie au grand air, idéale pour découvrir la réalité du métier directement sur le terrain.
« Cette journée m’a permis d’échanger longuement avec Stéphane et de saisir toutes les spécificités de son travail, explique l’ancien salarié de l’Adapei 35 et de l’hôpital de Dinan. Il est essentiel de savoir ce que font nos collègues pour mieux comprendre leurs besoins. J’ai pu observer de près sa manière d’accompagner les personnes et de rythmer la journée. Nous avons aussi évoqué les partenariats mis en place avec les collectivités et les associations pour diversifier les activités du service. De nombreux projets que je ne connaissais pas forcément. Cela m’a donné envie de l’aider, à mon niveau, dans ses démarches. »
Du tri au pli, Sigrid Rogé dans les coulisses d’une blanchisserie
Chaque semaine, les effets personnels des résidents de la MAS Roc Bihan quittent Saint-Brieuc pour rejoindre la blanchisserie de l’ESAT à Ploufragan. Là-bas, une équipe s'affaire à redonner de l'éclat aux textiles avant de les renvoyer soigneusement pliés. Pour comprendre les rouages de cette logistique, Sigrid Rogé a passé une journée dans les locaux de la blanchisserie avec une professionnelle ESAT pour guide en la personne de Domitille Moutiez.
La maîtresse de maison de la MAS s’est rendu compte que les personnes font « un travail de fourmi entre le tri du linge sale, le pliage du propre et le dispatch dans les services. » Ce constat résume l’exigence de la tâche. Séparer les matières, veiller au respect des températures, plier avec soin et redistribuer sans erreur les corbeilles destinées aux différents services. « Il faut avoir de la rigueur et rester concentrer. »
En observant l'envers du décor, la professionnelle de la MAS a pu appréhender les contraintes et la réalité de l’activité. « Cette expérience est bénéfique et surtout constructive, je vais la partager à mes collègues de la MAS. »
Roselyne You met le bleu de chauffe à l’ESAT
A l’ESAT de Loudéac, Roselyne You ne s’est pas seulement contentée d’observer et de poser des questions sur le métier de moniteur d’atelier, elle a tenu à mettre la main à la pâte. Maniant la tondeuse le matin avec l’équipe espaces verts avant d’assembler des cartons fraîchement imprimés l’après-midi au sein de l’atelier cartonnage.
« J’ai adoré échanger et travailler avec les encadrants et les professionnels ESAT, témoigne la gestionnaire paie RH du siège de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor. En l’espace d’une journée, j’ai découvert des activités que je n’imaginais pas. Au siège, on est un peu dans notre bulle et on ne perçoit pas toujours le quotidien de nos établissements et services. J’ai vraiment apprécié cette expérience. Ça fait un bien fou et j’incite chaque salarié à participer un jour à #VisMonJob et à oser partir dans un autre établissement pour améliorer la cohésion entre les différentes sites ».