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A Loudéac, les professionnels esatco et quelques élèves de la Maison familiale rurale ont inauguré un espace de détente qu’ils ont eux-mêmes créé avec des matériaux de récupération.
Le projet avait débuté juste avant la crise Covid. A l’époque, l’objectif était de réunir les professionnels de l’ESAT et du SATRA et les élèves de terminale de la Maison familiale rurale (MFR) afin de réaliser un coin détente extérieur pour les professionnels et le personnel de l’ESAT.
Annulé en raison de la crise sanitaire, ce partenariat a revu le jour dans le cadre du programme scolaire de la MFR dont la mission est de mettre en œuvre des apprentissages en faveur de l’orientation scolaire et professionnelle de ses élèves. Au total, une quinzaine de personnes des deux structures se sont réunies à onze reprises pour mener à bien ce projet.
Pour Gaëlle Aubry, responsable soutien éducatif à esatco Loudéac, « il s’agit d’une collaboration intergénérationnelle entre jeunes et moins jeunes pour plus d'inclusion. »
La perte d’un emploi a fait plonger Fabienne Rouault dans une longue déprime qu’elle n’a pas vu venir. Son passage au chantier d’insertion Artex lui a permis de se relancer. Aujourd’hui, elle revit en travaillant pour le Dispositif enfance de Saint-Brieuc. Elle raconte son histoire.
« Chaque matin, je restais allongée dans mon lit, seule à regarder le plafond pendant des heures et des heures. J’étais complètement perdue. La déprime, on ne s’en aperçoit pas tout de suite. Ça vous grignote, ça vous ronge à petit feu et un jour, on plonge. C’est ce qui m’est arrivée après avoir perdu mon emploi en 2014. Cela faisait 26 ans que j’étais l’assistante dentaire du Docteur Aumont à Saint-Brieuc. A son départ en retraite, il n’y a pas eu de repreneur et je me suis retrouvée au chômage pendant trois ans et demi.
Du jour au lendemain, le grand vide
J’ai eu l’occasion de faire des remplacements avec des contrats à la journée chez des dentistes mutualistes, mais je me suis vite rendu compte que je n’avais pas la capacité d’encaisser des journées de 10 à 11 heures. C’était ingérable pour moi. A ce moment-là, j’étais vraiment très, très mal. Je ne sortais plus de la maison. Les images de mon ancien boulot tournaient en boucle dans ma tête. J’adorais ce métier, je m’entendais très bien avec le dentiste. Notre relation de travail était très respectueuse. Pour moi, la séparation a été brutale. Cela a été dur à avaler. Je côtoyais beaucoup de monde, j’entretenais de bons rapports avec les patients. Et du jour au lendemain, plus rien, le grand vide…
Ma famille n’a pas compris ce qui m’arrivait. J’étais au fond du trou… A tel point que je me suis retrouvée au centre médico-psychologique Benoît Menni à Saint-Brieuc. J’étais tellement en souffrance que j’avais besoin de repos. A ma sortie de ce centre de soins, mon psychiatre m’a parlé du GEM (Groupe d’entraide mutuelle) de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor. J’y suis restée deux ans. Et je peux vous dire que ça m’a fait le plus grand bien, ça m’a apaisé. Puis, le pôle emploi m’a orienté vers le centre d’information du droit des femmes et des familles (CIDFF) où Valérie Renault, conseillère emploi formation, m’a incité à postuler dans les établissements scolaires en tant qu’agent technique d’entretien. Je n’ai eu aucune réponse…
En 2019, je vois une offre d’emploi dans un chantier d’insertion qui collecte et trie du textile. Je visite cet atelier ARTEX qui, au départ, me donne un peu le vertige avec ces tonnes de vêtements à trier… Malgré tout, je m’engage pour un CDDI en décembre 2019. Mes débuts sont un peu difficiles car je n’ai pas le rendement souhaité mais les encadrants me font confiance. L’un d’entre eux, Philippe Royer, me transmet l’amour de son métier. Et je finis par trouver un poste qui me convient à l’essuyage. Il s’agit d’un second tri de tout ce qui essuie et permet d’éponger. Et là, je m’éclate ! Je découvre des pépites destinées à la vente en boutique, à la Boîte à fringues et à Fripes & Co. A travers cette activité, je me sens utile, je reprends confiance et goût au travail. Humainement, l’ambiance est excellente. Je me sens bien entourée, écoutée et protégée. Au fil des semaines, j’oublie la période sombre que j’ai pu traverser.
Heureuse et fière d’aller au travail
Malheureusement, la crise du Covid vient couper cet élan. C’est la période de confinement à la maison. Heureusement, on est très soudé dans l’équipe. On reste en contact, on s’appelle souvent. Cette période dure un mois et demi puis l’activité reprend et je retrouve enfin mon poste, avec beaucoup d’envie et de plaisir. Plus j’avance dans mon travail, plus je m’aperçois que je peux retrouver un emploi. Lorsque mon CDDI de 24 mois se termine, Tifenn Duplenne, conseillère socio-professionnelle à l’atelier Artex, repère une annonce d’agent technique d’entretien au Dispositif enfance de Saint-Brieuc. Je postule et on me propose un stage en immersion sur les deux sites de l’IME et au service PMO (ex-SESSAD). Le 1er février 2022, je signe un CDI à mi-temps. C’est la délivrance !
Sans Artex, je ne m’en serai peut-être pas sortie. Ce passage au chantier d’insertion m’a sauvée. Pour moi, cela a été un formidable tremplin après cinq longues années de déprime. Cela m’a permis de rebondir, de me relancer. Aujourd’hui, je suis sur la bonne voie. Je sais de quoi est fait demain. Chaque jour, quand je me lève, je suis heureuse et fière d’aller au travail. »
Propos recueillis par Loïc Tachon.
Entre course à pied et randonnées pédestres, le menu s’annonce copieux lors de la Corrida de Langueux qui aura lieu les 16 et 17 juin 2023. Pour les salariés et les personnes accompagnées de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor, l’inscription est gratuite. Profitez-en !
Elle est devenue un rendez-vous incontournable du calendrier, l’événement running qu’on ne veut pas manquer. La Corrida de Langueux célèbre sa 32e édition et promet une belle fête, populaire et sportive.
Cette année, l’Adapei-Nouelles et esatco Côtes d'Armor sont partenaires de l’événement. L’association vous invite à participer au challenge entreprise et à faire le nombre. Que vous soyez salarié(e) ou personne accompagnée, l’inscription à l’une des épreuves proposées (lire ci-dessous) est gratuite avec un maillot offert pour courir ou randonner.
Il vous suffit pour cela d’adresser un mail à contact@esatco22.fr, au plus tôt avant le 12 mai, en précisant les informations suivantes : choix course / trail / rando + distance ; nom-prénom ; sexe ; date de naissance ; téléphone ; mail association ou personnel ; nom de l’établissement de l’Adapei-Nouelles ; taille du maillot. Pour les coureurs à pied, il est obligatoire de joindre le scan du certificat médical (établi après le 17 juin 2022) ou celui de la licence club.
Pour toute demande de renseignements, vous pouvez appeler au 02 96 62 66 77 (Delphine ou Isabelle au secrétariat du siège) et au 06 19 55 81 66 (Loïc).
C’est l’heure de la répétition générale, l’ultime séance durant laquelle on peaufine, on ajuste, on se donne la réplique, on calcule les jeux de scène pour être dans le bon timing.
Ce jeudi 4 mai, comédiens et chanteurs du SATRA se sont retrouvés dans la grande salle du restaurant Le Grand large à Ploufragan afin de procéder au filage de la pièce de théâtre qu’ils ont eux-mêmes créé sur le thème de la Covid. Cette crise sanitaire qui leur a tant fait peur, qui les a tant angoissés.
Aujourd’hui, ils ont envie d’en rigoler et d’inviter le public à assister à leur représentation sur laquelle ils travaillent depuis de longues semaines. « Tout le monde a adhéré au projet qui a mobilisé près de 30 personnes avec l’aide de Séverine Gouret, danseuse et chorégraphe, indique Laurence Deffin, cheffe de service à esatco site du pays de Saint-Brieuc. C’est une pure création du SATRA avec des comédiens, des chanteurs, mais aussi des musiciens et des danseurs ! »
Pratique. Pièce de théâtre « Pan!que à bord, ça SATRAppe », le jeudi 11 mai à 20 heures, espace culturel Palante, Hillion. Entrée : 5 €. Réservations des places au 02 96 94 12 06 (standard de l’ESAT) ou 02 96 94 74 56 (SATRA).
Après six années passées à l’ESAT de Plouisy, près de Guingamp, Gilbert Riou a signé un CDI en tant que chauffeur de car scolaire. Une belle fierté pour lui et un grand pas vers l’inclusion.
« Je sors du bureau de Monsieur Le Rigoleur, c’est bon ! Je peux commencer le 13 ! » C’était en mars dernier à Guingamp. Sourire aux lèvres, Gilbert Riou annonce à Nathalie Gouzien, sa référente de parcours professionnel, que dès la fin de son stage, il conduira les cars scolaires pour l’entreprise des Cars Rouillard.
Un bonheur sans mesure pour le chauffeur de l’atelier bois de chauffage à l’ESAT de Plouisy qui, sept mois plus tôt, avait émis le souhait d’effectuer un stage dans une entreprise de transport de voyageurs. « Lorsqu'il était militaire, il avait passé tous ses permis et conduisait les cars pour emmener les équipes médicales vers les aéroports et autres bases aériennes avant d'embarquer pour l'étranger. Il avait aussi été routier pour JLG services, une société de transport frigorifique, et il envisageait de travailler à nouveau dans ce domaine », indique Nathalie Gouzien qui a étudié avec lui la possibilité de participer au Duo Day en novembre 2022 et de découvrir une entreprise durant une journée.
Compétences et motivation
Au fil des échanges, Nathalie Gouzien lui demande s’il peut contacter lui-même des transporteurs, ce qu’il fait sans tarder. Quelques jours plus tard, Julien Le Rigoleur, responsable d’exploitation des Cars Rouillard, rappelle Gilbert Riou et accepte de l’accueillir. Un rendez-vous est pris et le professionnel de l’ESAT fait part de son projet au responsable. Celui-ci le soutient et lui indique la formation à suivre pour pouvoir conduire un car scolaire. L’éventualité d’un stage est également évoquée si le Duo Day confirme le projet professionnel de Gilbert Riou (55 ans) qui obtient avec mérite son certificat de qualification de conducteur.
Deux semaines de période de mise en situation en milieu professionnel sont alors organisées. Gilbert Riou se voit confier la conduite de cars scolaires en binôme avec un chauffeur régulier. « Ce stage confirme ses compétences et sa motivation, témoigne Nathalie Gouzien. Il apprécie l’ambiance, il s’adapte aux horaires de travail et n’a qu’un seul souhait, intégrer au plus vite l’entreprise ».
Après presque six ans passés à esatco site du Pays de Guingamp, d’abord aux espaces verts puis au bois de chauffage, Gilbert Riou signe un contrat en CDI avec les Cars Rouillard où il assure désormais le transport des élèves dans le secteur de Châtelaudren. « Je suis rattaché au dépôt de Callac, précise le jeune embauché. Tout se passe bien et l’équipe est très sympathique. Ce métier me plaît. J’ai toujours aimé conduire ! »
Jusqu’au 27 août, le Photo Festival de Saint-Brieuc Armor Agglomération présente le travail de sept artistes. Parmi eux, Gwénaël Courtin expose dix portraits de personnes qui ont en commun d’être porteuses d’un handicap, pas forcément visible.
Pour cette édition 2023, Photo Festival investit à nouveau l’espace public afin de donner à voir au plus grand nombre des expositions inédites et produites sur l’agglomération de Saint-Brieuc. Sept photographes et un graphiste ont ainsi posé leur regard sur des hommes et des femmes qui font le territoire.
Chacun ou chacune a une histoire à raconter sur les thèmes proposés par les organisateurs du festival. Gwénaël Courtin, lui, a choisi le handicap. Son exposition intitulée « Visible/invisible » est le fruit d’une collaboration avec l’association Culture Zatous Bretagne qui agit pour permettre l’accès à la culture des personnes en situation de handicap et d’isolement. « L’objectif est d’attirer l’attention du grand public sur toutes les formes de handicap et sur les difficultés qu’elles causent, mais aussi de valoriser les modèles et de provoquer des rencontres », présente Amanda Reiter, coordinatrice de l’association.
Pour cette exposition, le photographe a choisi de réaliser des diptyques, « c’est-à-dire un cliché en noir et blanc façon studio et un autre mis en situation sur un lieu en accord avec chaque personne, pour montrer que le handicap ne leur interdit pas certaines choses », explique Gwénaël Courtin dont le frère Morgan est accueilli à la MAS L’Archipel à Paimpol. C’est ainsi que l’on découvre Vincent, dessinateur malgré sa main bote, Anthony devenu acteur au théâtre bien que souffrant de troubles de l’élocution ou encore Nicolas, une personne autiste « capable de modifier un jeu vidéo ou de démonter et monter des Légo sans plan. »
Pour Amanda Reiter, « ces personnes sont des modèles au sens propre comme au figuré, car elles ont mis leurs freins psychologiques de côté et utilisent leur handicap comme une force ». Le talent de Gwénaël Courtin a fait le reste. « Ma photographie est celle de la vie et de l’instant et je cherche à travers mes clichés à montrer la beauté à laquelle on ne prête pas toujours attention ».
Exposition photos « Handicap visible/invisible » jusqu'au 27 août 2023, accessible gratuitement et présentée en extérieur, place Glais-Bizoin, au centre-ville de Saint-Brieuc.
Retrouvez le programme complet de la dixième édition de Photo Festival et les lieux d’exposition sur www.photo-festival.bzh
Ancien président-adjoint et administrateur de l’Adapei 22, Guy Fonteix s’est éteint à l’âge de 90 ans. Profondément humain et très engagé, il a défendu la cause des personnes en situation de handicap au niveau départemental et régional.
A l’heure du 50e anniversaire de l’Adapei 22 en 2011, Guy Fonteix avait livré un témoignage émouvant sur son « itinéraire de vie », sa carrière d’enseignant puis de formateur, sa rencontre avec son épouse Anne-Yvonne, native de Pordic. Et surtout cette affinité si particulière avec Anne, sa fille polyhandicapée. « Lorsque nous sommes arrivés dans le département en 1991, le soutien de l’Adapei 22 a été très fort, rappelait l’ancien instituteur. L’association a pris conscience que le polyhandicap avait ses exigences… L’accueil, l’entraide, la solidarité des parents et des professionnels nous ont marqués et nous avons été vite adopté par cette grande famille qu’est l’Adapei 22. »
Un humaniste très impliqué
Dès lors, Guy Fonteix s’investit sans compter pour l’association où est accueillie sa fille, à l’image de son parcours au sein de l’Adapei des Deux-Sèvres dont il préside les destinées de 1985 à 1990. « J’avais envie de m’engager de nouveau, de continuer à faire avancer les choses, à imaginer des réponses nouvelles et innovantes. Dans les Côtes d’Armor, j’ai retrouvé les mêmes valeurs que dans mon département d’origine, la même identité associative, la même volonté d’agir ensemble et de se battre pour les personnes que nous accompagnons. »
Administrateur dès 1992 puis membre du bureau, Guy Fonteix est élu président-adjoint de l’Adapei Côtes d’Armor en 2007. Il assure la présidence par intérim de l’association lors de la convalescence de Jean-Yves Herviou. Administrateur du mouvement national Unapei, il prend également des responsabilités au niveau régional en devenant président de l’Urapei Bretagne.
Parallèlement, Guy Fonteix se consacre à la vie de sa commune, Pordic dont il devient le maire de 2001 à 2008. Sous son mandat, les projets de réhabilitation et de modernisation sont nombreux. On lui doit notamment la transformation du foyer logement en Ehpad et la construction du Courtil de l’Ic, un foyer d’accueil médicalisé pour adultes en situation de handicap moteur auquel il tenait tout particulièrement.
La Rospezienne souffle ses 30 bougies le lundi 1er mai. Plus de 400 cyclos sont attendus sur quatre circuits de 50 à 130 km. Les bénéfices seront entièrement reversés à la section parents du Trégor-Goëlo de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor.
« A Rospez, on pédale et on roule pour la bonne cause ! » Comme lors les éditions précédentes, les organisateurs de la Rospezienne gardent le bon braquet, celui d’un rendez-vous solidaire et précieux pour les personnes accompagnées dans les établissements et services de l’Adapei Nouelles qui bénéficient chaque année d’une belle somme de la part de l’Amicale cyclo de Rospez pour ses activités. Une somme qui dépend du nombre d’engagés.
Les cyclos sont donc invités à préparer leur monture à deux roues pour être présents en nombre au départ le lundi 1er mai. Cette année encore, les organisateurs seront présents de bonne heure pour accueillir les cyclotouristes amateurs issus des clubs voisins.
Un cadeau surprise à l'arrivée
Ce sera aussi le 30e anniversaire de ce rendez-vous incontournable du calendrier cyclo, un rassemblement ouvert à tous, y compris aux non licenciés. « À l’issue de cette 30e édition, un cadeau surprise sera remis à chaque participant », précisent les organisateurs qui espèrent battre un record d’affluence.
Le programme : inscriptions ouvertes dès 7 h le lundi 1er mai, à la salle omnisports de Rospez. Quatre parcours au choix : 130 km (départ à 7 h 30), 100 km (8 h), 80 km (8 h 30) et 50 km (9 h). Prix de l’engagement : 7 €. Il donne droit à un café d’accueil avant le départ, à un ravitaillement et une boisson au port de Pontrieux, à un casse-croûte à l’arrivée.
L’Unapei lance une campagne inter-associative de mobilisation et d’interpellation qui dénonce la violation des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles.
La violation des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles par la France est établie. Le Conseil de l’Europe vient de le dénoncer : manque d’accompagnement et pénurie de services de soutien, injustices socio-économiques, difficulté d’accès au logement, à la santé, mais aussi refus de scolarisation… La liberté et la dignité des personnes en situation de handicap sont entravées, leurs droits bafoués.
Pour que les personnes en situation de handicap puissent vivre dignement, quel que soit leur handicap et leur situation socio-économique, l’Unapei, APF France handicap, l’Unafam et la FNATH exigent que les recommandations du Conseil de l’Europe soient traduites sans délai en politiques publiques cohérentes, coordonnées, chiffrées. C’est une première condition pour que les droits des personnes en situation de handicap soient respectés.
Rejoignez la mobilisation #PasSiDouceFrance et découvrez les 6 domaines clés à faire évoluer pour le respect des droits en cliquant ici.
Testez votre rapidité et votre sens de l’observation avec Lan, un jeu de cartes imaginé par six jeunes du dispositif enfance du Trégor à Lannion.
Vous connaissez sûrement le Dobble, ce jeu culte qui consiste à trouver le plus rapidement possible le même dessin sur deux cartes. A Lannion, six jeunes* accompagnés par le service PMO du dispositif enfance du Trégor se sont inspirés du Dobble avec les animaux pour créer leur propre jeu. « On a associé un animal à un des lieux importants de notre ville, expliquent les membres du groupe de découverte du milieu urbain qui se retrouvent chaque mercredi dans le quartier de Pen Ar Ru. On s’est déplacé sur différents sites et on les a pris en photo. »
De la mairie à la gare SNCF, en passant par le centre hospitalier, l'office de tourisme, la médiathèque, le pôle culturel ou encore la Maison des sports, le groupe a photographié les lieux symboliques de la cité lannionnaise et réalisé quelques 31 cartes, toutes différentes. « Elles ont été imprimées puis plastifiées, et on a demandé à l’IME de Minihy-Tréguier de fabriquer une boîte en bois pour ranger notre jeu. »
Ce jeu figure aujourd’hui en bonne place à la ludothèque de Lannion. « Il est très apprécié, se félicite Sophie Traon, l’une des animatrices qui ne tarit pas d’éloges sur la création d'un jeu mis à disposition des adhérents de l’espace d’animation. Il a déjà été emprunté plusieurs fois, et notamment par les élèves du collège Charles Le Goffic tout proche. »
Pour Olivier Messager et Gérald Le Breton, les éducateurs en charge du groupe, la satisfaction est également de mise. « Les jeunes ont créé eux-mêmes ce jeu et ils en sont très fiers. Cela leur a permis de travailler en autonomie et de s’ouvrir vers l’extérieur. C’est un bel aboutissement ! »
* Mathilde, Loanne, Anaïs, Sean, Mathéo et Killian