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L’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor propose une nouvelle formation à ses salariés. Focus sur les troubles « Dys » et le déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, chez l’enfant et l’adulte.
Les troubles « Dys » et le déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité touchent 16% de la population. Ces troubles engendrent des difficultés à se concentrer, à automatiser des activités en lien avec les apprentissages (lecture, calcul…). Leur retentissement sur la scolarité est très important et entraîne des conséquences sur l’insertion professionnelle. En découlent alors des troubles secondaires comme la baisse de l’estime de soi, l’anxiété (pouvant même aller jusqu’à la dépression). Le dépistage, la meilleure compréhension et la prise en charge de ces troubles permettent l’aménagement du travail scolaire et professionnel ainsi que la mise en place de compensations visant à améliorer significativement la qualité de vie de ces personnes.
Un accompagnement adapté
La nouvelle formation proposée par l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor permet ainsi aux salariés de définir, identifier et comprendre les origines, les manifestations, les troubles associés du TDA, TDAH, et autres troubles « Dys », de mettre en œuvre un accompagnement adapté et un environnement structurant, d’utiliser les outils et techniques d’intervention adaptés selon les troubles, d’encourager la réflexion collective et la collaboration en équipe pluridisciplinaire, de savoir orienter les personnes accompagnées et/ou leurs familles vers les ressources disponibles sur le territoire.
Cette session de quatre jours, animée par Céline Briard, psychologue spécialisée en neuropsychologie, et Véronique Moisan, ergothérapeute, s’adresse prioritairement aux professionnels en lien avec les personnes accompagnées : équipe éducative, professionnels médicaux et paramédicaux, enseignants et chefs de service entre autres.
Nathalie Piat fait partie des cinq salariés de l’Adapei-Nouelles Côtes d’Armor à avoir bénéficié d’une aide OETH en 2020. La secrétaire d’esatco Paimpol nous parle de l’aménagement réussi de son poste de travail qui lui permet de mieux lutter contre son mal de dos. Témoignage.
Nathalie Piat ne le cache pas. « Je suis fragile du dos depuis très longtemps. Avec mon travail de secrétaire et l’âge (55 ans), mes douleurs sont devenues chroniques... » Des douleurs parfois vives qui l’obligent à se mettre en arrêt maladie, à se soigner avant d’accepter un retour au bureau en mi-temps thérapeutique... « Mon poste est très statique, on bouge très peu et on est beaucoup devant l’écran. Si je reste trop longtemps en position assise, les douleurs reviennent... »
Changement de posture
Absente durant de longs mois en 2018 et 2019, la secrétaire de l’ESAT de Plourivo ronge son frein et s’interroge sur son avenir. En mars dernier, en plein confinement, elle décide de prendre le taureau par les cornes et entreprend les démarches pour obtenir une RQTH. « Une fois mon dossier validé, les démarches avec les partenaires ont été relativement simples et fluides, tient à souligner Nathalie Piat. Que ce soit Cap Emploi ou la Médecine du travail, chaque partenaire s’est montre très réactif. » A l’image de l’OETH qui a financé l’installation d’une table de travail montée sur vérin électrique. « Cet équipement que j’avais découvert au service informatique du siège de l’association à Plérin permet de passer régulièrement de la position assise à debout. Toutes les 55 minutes, une lumière me rappelle que je dois changer de position, mais je le fais naturellement quand ça commence à me tirer un peu dans le dos. »
Un confort dans le travail
Pour la position assise, la secrétaire de l’ESAT bénéficie d’un fauteuil ergonomique flexible qui compte 50 points de réglages possibles ! « Pour moi, ce siège est idéal. Si je veux me détendre, je peux régler aisément la hauteur, la profondeur de l’appui-tête, l’inclinaison du dossier et celle des accoudoirs qui limitent les sollicitations des membres supérieurs. J’utilise également un repose bras et un casque de téléphone sans fil, ce qui évite de manipuler le combiné. »
Après trois mois d’utilisation, Nathalie Piat mesure au quotidien les effets bénéfiques de ces nouveaux outils. « Ils m’apportent indéniablement un confort dans le travail. Bien sûr, cela ne va pas me guérir mais l’important pour moi est de mettre toutes les chances de mon côté pour continuer à travailler du mieux possible et éviter d’autres arrêts maladie… »
L’avis de Maryse Cabilic, représentante de proximité à esatco Paimpol : « Nathalie est aujourd’hui plus sereine dans son travail car elle souffre moins de son dos. Pour une personne qui arrive en fin de carrière, je me réjouis de voir que l’on puisse mettre en place du matériel parfaitement adapté à son poste. Ce nouvel équipement va permettre à la salariée de travailler dans de meilleures conditions et d’aller plus facilement au terme de son parcours professionnel. »