Une rencontre rĂ©gionale pour renforcer l’engagement des administrateurs accompagnĂ©s

Ils sont administrateurs, personnes accompagnĂ©es, engagĂ©s au sein de leurs associations. Leur point commun ? L’envie d’apprendre, de comprendre, de participer pleinement aux dĂ©cisions qui les concernent et de reprĂ©senter leurs pairs. A l’initiative de l’Unapei Bretagne, une journĂ©e de rencontre et d’échanges leur a Ă©tĂ© consacrĂ©e fin janvier dans les locaux de l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor Ă  PlĂ©rin.

À travers des ateliers ludiques et interactifs animĂ©s par les faciliteurs et facilitrices des auto-reprĂ©sentants, les participants ont pu identifier les freins et les leviers de leur engagement, rĂ©flĂ©chir Ă  des instances plus accessibles et partager des outils concrets pour faciliter la comprĂ©hension, la participation, la reprĂ©sentation et l’accompagnement dans le rĂŽle d’administrateur.

[caption id="attachment_11108" align="alignnone" width="1600"] Stéphane Prido, membre des auto-représentants d'Ille-et-Vilaine. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

« Enrichissant, enthousiasmant, constructif, instructif
 » Tels sont les mots qui sont revenus spontanĂ©ment Ă  l’issue de la journĂ©e. Au-delĂ  d’un simple temps de travail, cette premiĂšre rencontre a Ă©tĂ© vĂ©cue comme une belle expĂ©rience collective, oĂč chacun a pu se sentir Ă©coutĂ©, lĂ©gitime et reconnu.

Ces moments d’échanges rappellent combien il est essentiel de valoriser et soutenir la participation des personnes accompagnĂ©es dans la gouvernance associative.

[caption id="attachment_11104" align="alignnone" width="1300"] Valentin Lucas, administrateur de l'Adapei-Nouelles CÎtes d'Armor, aux cÎtés de Sandrine Doucet (Adapei 56).[/caption] [caption id="attachment_11106" align="alignnone" width="1400"] Philippe Josse (à gauche), administrateur de l'Adapei-Nouelles CÎtes d'Armor, à l'écoute de Jonathan Makome (Papillons Blancs 29).[/caption] [caption id="attachment_11113" align="alignnone" width="1400"] Steven Brosseau, représentant des Papillons Blancs du FinistÚre.[/caption] [caption id="attachment_11105" align="alignnone" width="2000"] Jack Meunier, président de l'Unapei Bretagne. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11111" align="alignnone" width="1600"] En tant qu'administrateur ou administratrice, je dois, je veux, je pense...[/caption] [caption id="attachment_11107" align="alignnone" width="1500"] Nathalie Lafourcade de l'Adapei 35. © Photos : Loïc Tachon[/caption] [caption id="attachment_11109" align="alignnone" width="1400"] Clément Joguet, représentant de l'Adapei 56.[/caption] [caption id="attachment_11110" align="alignnone" width="1400"] Marie-Claude Lanternier de l'Adapei-Nouelles CÎtes d'Armor.[/caption] [caption id="attachment_11112" align="alignnone" width="1100"] © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Les ESAT de Lamballe et Quévert sensibilisés aux dangers du tabac

Parler du tabac, de ses habitudes, de ses difficultĂ©s, mais aussi de ses motivations
 Une douzaine de travailleurs des ESAT de Lamballe et QuĂ©vert ont Ă©changĂ© sur leur rapport Ă  la cigarette et confronter leurs idĂ©es en participant Ă  un atelier de sensibilisation animĂ© par Addictions France. Ils ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s pour leur esprit de crĂ©ativitĂ© et leur engagement Ă  l’occasion du Challenge inter-ESAT organisĂ© dans le cadre du Mois sans tabac.

En Bretagne, le Mois sans tabac n’est pas seulement un slogan. Il repose sur un collectif d’acteurs locaux, pilotĂ© par l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© (ARS) avec l’appui de partenaires comme Addictions France, la Ligue contre le cancer, la Coordination bretonne de tabacologie ou encore l’Observatoire rĂ©gional de santĂ©. Ces structures travaillent ensemble pour dĂ©ployer des actions qui touchent tous les publics, notamment les personnes en situation de handicap Ă  l’image du Challenge inter-ESAT organisĂ© Ă  l’automne.

Les enjeux de ce challenge ? Comprendre les addictions pour mieux agir, se mobiliser collectivement autour de la cause de l’arrĂȘt du tabac (fumeurs et non-fumeurs), partager des moments crĂ©atifs en Ă©quipe


[caption id="attachment_11095" align="alignnone" width="1700"] Lucie Babolat, chargée de prévention à Addictions France. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Pour accompagner cette dĂ©marche, Lucie Babolat, chargĂ©e de prĂ©vention Ă  Addictions France, est intervenue en janvier auprĂšs d’une douzaine de travailleurs des ESAT de QuĂ©vert et Lamballe. Elle a animĂ© un atelier de sensibilisation dĂ©diĂ© aux outils d’aide Ă  l’arrĂȘt du tabac et aux diffĂ©rents modes d’accompagnement existants. Afin de mieux capter l’attention et favoriser la participation, cet atelier s’est appuyĂ© sur un quiz interactif, permettant Ă  chacun de tester ses connaissances
 et de dĂ©construire certaines idĂ©es reçues.

Parmi les questions posĂ©es : Le tabac Ă  rouler est-il moins dangereux que les cigarettes industrielles ? Les enfants exposĂ©s au tabagisme passif risquent-ils davantage de dĂ©velopper des maladies respiratoires ? ArrĂȘter de fumer fait-il forcĂ©ment grossir ? Combien de substances contient une cigarette Ă©lectronique et est-elle moins toxique qu’une cigarette classique ?

Des Ă©changes nourris ont suivi chaque question, mĂȘlant Ă©tonnement et prise de conscience. Les discussions avec Lucie Babolat et Cindy Serot, infirmiĂšre du pĂŽle accompagnement ESAT des sites concernĂ©s, ont permis de mieux comprendre les effets du tabac et les bĂ©nĂ©fices de l’arrĂȘt, sans jugement ni culpabilisation.

[caption id="attachment_11097" align="alignnone" width="1550"] « Le tabac, on l’enterre ! À l’intĂ©rieur de ce cercueil repose la famille tabac ».[/caption]

Le quiz a ensuite laissé place à la remise des prix du Challenge inter-ESAT. Pour marquer leur premiÚre participation, les établissements de la marque esatco ont présenté une création originale, reflet de leur engagement dans le cadre du Mois sans tabac.

À QuĂ©vert, l’équipe a frappĂ© fort en confectionnant un cercueil en carton portant un message sans dĂ©tour : « Le tabac, on l’enterre ! À l’intĂ©rieur repose la famille tabac : Madame Cigarette, Monsieur Cigare, Monsieur Pipe et Madame Vapote ». Un clin d’Ɠil percutant, accompagnĂ© de nombreux messages et d’idĂ©es concrĂštes pour arrĂȘter de fumer.

À Lamballe, deux plots de chantier ont Ă©tĂ© associĂ©s pour former une carotte, faisant allusion Ă  l’enseigne signalĂ©tique rouge des bureaux de tabac (photo ci-dessous). À l’intĂ©rieur, lĂ  encore, quelques bonnes idĂ©es pour se lancer ou persĂ©vĂ©rer dans l’arrĂȘt du tabac.

[caption id="attachment_11098" align="alignnone" width="1600"] Les professionnels de l'ESAT de Lamballe présentent le fruit de leur imagination : une carotte à idées.[/caption]

[caption id="attachment_11096" align="alignnone" width="1600"] Les Ă©changes avec les professionnels ESAT ont permis de mieux comprendre les effets du tabac et les bĂ©nĂ©fices de l’arrĂȘt, sans jugement ni culpabilisation. © Photos : LoĂŻc Tachon[/caption]

 

Quand les corps se rencontrent et s’expriment ensemble sur scùne

L’art est pour tous et chacun a une place lĂ©gitime sur scĂšne. Cette conviction a pris corps Ă  l’occasion de la premiĂšre rencontre chorĂ©graphique de danse inclusive, organisĂ©e par la MJC du Plateau, en collaboration avec les Ă©lĂšves du lycĂ©e Saint-Pierre de Saint-Brieuc. Un temps fort artistique et humain qui a mis en lumiĂšre douze personnes accompagnĂ©es du foyer de vie et du SATRA de Plouisy.

Sur scĂšne, la danse devient un langage universel qui dĂ©passe les mots. Des artistes, professionnels ou amateurs, et des personnes en situation de handicap partagent un mĂȘme espace, une mĂȘme Ă©nergie, un mĂȘme spectacle.

Le temps d’une soirĂ©e, la scĂšne se transforme en « un lieu de rencontre oĂč chacun est libre de s’exprimer Ă  travers un mouvement, un regard, un geste, un souffle, dĂ©crit Annabelle Gateau, professeure de la MJC du Plateau, Ă  l’initiative de la premiĂšre rencontre chorĂ©graphique de danse inclusive organisĂ©e le 20 janvier Ă  PlĂ©rin. L’idĂ©e de l’évĂ©nement est de regrouper plusieurs crĂ©ations chorĂ©graphiques autour du thĂšme de la rencontre entre des corps, certes diffĂ©rents mais communĂ©ment expressifs. »

Une dĂ©marche qui fait pleinement Ă©cho aux valeurs dĂ©fendues par la MJC de Saint-Brieuc : valoriser les compĂ©tences de chacun, s’ouvrir Ă  la diffĂ©rence, lutter contre les prĂ©jugĂ©s, apprendre Ă  coopĂ©rer, mixer les publics et accompagner des initiatives qui incarnent concrĂštement le vivre-ensemble.

[caption id="attachment_11078" align="alignnone" width="1500"] © Photos : Loïc Tachon[/caption]

« Ce spectacle est le rĂ©sultat d’un travail en commun avec les personnes du foyer de vie et du SATRA, tĂ©moignent les Ă©quipes Ă©ducatives de Plouisy. En amont de la reprĂ©sentation, quatre sĂ©ances de prĂ©paration et de rĂ©pĂ©tition, dirigĂ©es par VĂ©ronique Ragouilliaux, chorĂ©graphe du studio 26bis, ont permis Ă  chacun d’explorer ses possibilitĂ©s, de rĂ©vĂ©ler ses capacitĂ©s et de prendre confiance. » Les Ă©changes entre les danseuses, les Ă©ducateurs et les personnes accompagnĂ©es ont nourri le projet. De ces rencontres est nĂ©e une crĂ©ation trĂšs colorĂ©e, sensible et profondĂ©ment humaine.

Plus que des prouesses techniques, ce sont les regards, les prĂ©sences et les Ă©motions qui ont marquĂ© les 300 spectateurs de la salle Roger-Ollivier Ă  PlĂ©rin. À travers la danse inclusive, ce spectacle a rassemblĂ© et affichĂ© complet. Il a sĂ©duit et Ă©mu le public. Il a surtout rĂ©vĂ©lĂ© la richesse de toutes les singularitĂ©s. Pari gagné !

Les 12 artistes danseurs du foyer de vie et du SATRA de Plouisy : Laura Menguy, Delphine Floury, Nathalie Canevet, LaĂ«titia Allainguillaume, Harmonie Lamamy, Arnaud Rovarc’h, Christelle Le Serrec, Sophie Le Meur, OcĂ©ane Rolland, Cindy Huiban et LĂ©a Moyen. EncadrĂ©s par GwĂ©naĂ«l Cozic, AnaĂŻs Gigot et Emmanuelle Trehiou.

« Ce ne sont pas les corps qui s’adaptent Ă  la danse, c’est la danse qui s’invente en chaque corps. »

Annabelle Gateau, professeure de danse adaptée à la MJC de Saint-Brieuc.

[caption id="attachment_11079" align="alignnone" width="1150"] Danseurs du studio 26bis, résidents et encadrants du foyer et du SATRA de Plouisy, à la sortie de scÚne, Espace Roger-Ollivier à Plérin. © Photos : Loïc Tachon.[/caption]

VIDÉO. Fabien en immersion Ă  la ferme de KĂ©mo

À Corseul, la ferme de KĂ©mo a ouvert ses portes Ă  Fabien Lepaigneul, travailleur de l’ESAT de QuĂ©vert, pour une journĂ©e dĂ©couverte. OrganisĂ©e par la MSA d’Armorique et l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor, en marge du DuoDay, cette initiative lui a permis de se familiariser avec le fonctionnement de l’exploitation, de participer aux tĂąches du quotidien et d’approcher les Ă©quidĂ©s de plus prĂšs. Une expĂ©rience concrĂšte, rythmĂ©e par les gestes du mĂ©tier et les Ă©changes.

Pour Delphine Lesaignoux, gĂ©rante de la ferme, cette journĂ©e fait pleinement sens et renforce son engagement en faveur de l’inclusion : « Dans le travail agricole, on rĂ©alise beaucoup de tĂąches simples et rĂ©pĂ©titives. De nombreuses personnes en situation de handicap ont les capacitĂ©s et l’envie de travailler. Encore faut-il prendre le temps, ĂȘtre attentif, ne pas les bousculer et s’adapter Ă  leur rythme. »

Une directrice et un administrateur promus au grade de Chevalier de l’Ordre national du mĂ©rite

L’Ordre national du MĂ©rite a rĂ©cemment honorĂ© Catherine Baudouin-QuĂ©romĂšs, directrice de la MAS de Paimpol, et Marc Janvier, ancien directeur d’établissement scolaire dans l’enseignement agricole privĂ© et administrateur de l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor, saluant des parcours marquĂ©s par l’engagement, l’expertise et un investissement durable au service de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

Catherine Baudouin-QuĂ©romĂšs, directrice de la Maison d’Accueil SpĂ©cialisĂ©e (MAS) de Paimpol, a Ă©tĂ© nommĂ©e Chevalier de l’Ordre national du MĂ©rite au titre du MinistĂšre du Travail, de la SantĂ©, des SolidaritĂ©s et des Familles.

Lors d’une cĂ©rĂ©monie empreinte d’une forte Ă©motion, la mĂ©daille a Ă©tĂ© apportĂ©e par Jean-Pierre Anger, rĂ©sident de la MAS L’Archipel, avant d’ĂȘtre remise par Jean-Philippe BĂ©rard, lieutenant-colonel et ami proche de la famille.

Dans son discours, Catherine Baudouin-QuĂ©romĂšs a exprimĂ© sa gratitude envers l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor, ses collaborateurs les plus proches, l’ensemble de ses Ă©quipes et sa famille. Elle a Ă©galement tenu Ă  rendre hommage Ă  ses parents : « Maurice, qui avait reçu cette mĂȘme mĂ©daille en 1980, et Louisette, engagĂ©e dans sa commune au bureau des aides sociales. Je dĂ©die cette mĂ©daille aux personnes accompagnĂ©es. C’est en pensant Ă  elles que je l’ai acceptĂ©e. »

Prenant la parole, FrĂ©dĂ©ric Gloro, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor, a saluĂ© la tĂ©nacitĂ© et l’engagement constant de la directrice. Il a rappelĂ© son rĂŽle dĂ©terminant dans l’ouverture de la MAS de Paimpol, le dĂ©veloppement de l’accompagnement des personnes autistes, l’organisation de colloques dĂ©diĂ©s Ă  l’autisme, ainsi que la crĂ©ation de l’UnitĂ© RĂ©sidentielle TSA Ă  Paimpol.


[caption id="attachment_11051" align="alignnone" width="400"] Marc Janvier aux cÎtés de Florence, son épouse. © DR[/caption]

Marc Janvier, administrateur et membre du Bureau de l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor, a lui aussi Ă©tĂ© nommĂ© Chevalier de l’Ordre national du MĂ©rite au titre du MinistĂšre de l’agriculture et de la souverainetĂ© alimentaire.

Ancien directeur du LycĂ©e Pommerit Bretagne, Marc Janvier a consacrĂ© une grande partie de sa carriĂšre Ă  l’enseignement agricole. Il a notamment exercĂ© les fonctions de prĂ©sident de l’Union nationale de l’enseignement agricole privĂ©, ainsi que de vice-prĂ©sident du Conseil national de l’enseignement agricole privĂ©.

La mĂ©daille lui a Ă©tĂ© remise par Jean Salmon, ancien prĂ©sident de l’UNEAP et de la Chambre d’agriculture de Bretagne, lors d’une cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă  proximitĂ© du siĂšge du CNEAP Ă  Paris.

FĂ©licitations aux deux rĂ©cipiendaires pour cette reconnaissance nationale, qui honore Ă©galement l’action collective et les valeurs portĂ©es par l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor.

Des lĂ©gumes trĂšs responsables pour les cuisines du GHT d’Armor

Avoir sous la main tous les jours des lĂ©gumes frais, lavĂ©s et Ă©pluchĂ©s, prĂȘts Ă  l’emploi, tout en favorisant la production locale et en procurant de l’activitĂ© au secteur du handicap. C’est la passe de trois qu’a rĂ©ussi le GHT d’Armor, avec l’aide d’une coopĂ©rative du TrĂ©gor et l’ESAT de Plouisy, prĂšs de Guingamp.

Au revoir les surgelĂ©s et autres poĂȘlĂ©es industrielles. PoussĂ©e par la loi Egalim, la volontĂ© d’amĂ©liorer la qualitĂ© des plats favorise le retour en grĂące des lĂ©gumes frais dans les unitĂ©s de production des repas. Ce qui (re)pose la question de leur lavage, Ă©pluchage et dĂ©coupe. Des opĂ©rations qui prennent beaucoup de temps. Alors que les effectifs ne sont pas plĂ©thoriques.

Dans ces conditions, que faire pour avoir sous la main des lĂ©gumes sains, prĂȘts Ă  l’emploi, adaptĂ©s Ă  la restauration hospitaliĂšre, sans trop se prendre le chou ? L’hĂŽpital de Lannion-Trestel a trouvĂ© la solution depuis la fin des annĂ©es 90, en travaillant main dans la main avec esatco site du Pays de Guingamp Ă  Plouisy, installĂ© Ă  proximitĂ©, qui dispose d’une lĂ©gumerie.

Un approvisionnement trÚs développement durable

DĂšs le dĂ©but, le dessein est clair : il s’agit aussi de favoriser le circuit court, et de dĂ©guster des produits cultivĂ©s dans le territoire, avec une approche solidaire puisqu’elle permet de fournir un travail Ă  des personnes en situation de handicap.

La dĂ©marche prend progressivement de l’ampleur. « Au dĂ©but, nous avons pris contact avec eux pour nous approvisionner en lĂ©gumes Ă  façon pour de petits volumes. Le systĂšme a Ă©tĂ© Ă©tendu aux deux hĂŽpitaux, Lannion-Trestel et Guingamp. Puis en 2018 Ă  l’ensemble du GHT Armor, sous la forme d’un marchĂ© rĂ©servé », rĂ©capitule Jacques MĂ©lĂ©, responsable de la restauration des Ă©tablissements de Lannion-Trestel et Guingamp.

[caption id="attachment_11045" align="alignnone" width="1300"] 99 % des produits qui transitent par l’ESAT proviennent de producteurs bretons, dont 7 % en bio. © Photos : LoĂŻc Tachon[/caption]

Livraison quotidienne

L’ESAT breton assure la prestation de A Ă  Z. Il se fournit auprĂšs de la principale coopĂ©rative du secteur, les MaraĂźchers d’Armor (427 producteurs), conditionne les lĂ©gumes selon les besoins spĂ©cifiques des cuisines hospitaliĂšres. Avant de les livrer tous les jours, du lundi au vendredi.

Si les pommes de terre restent le « produit phare » dixit RĂ©gis Bertrand, directeur adjoint de l’ESAT de Plouisy, le champ des lĂ©gumes est large, des traditionnelles carottes aux choux fleurs, en passant par les concombres, navets, cĂ©leris, poireaux, courges ou potimarrons. La rĂ©vision mensuelle des prix incite les cuisiniers Ă  prĂ©fĂ©rer des produits de saison.

Produits festifs pour Noël

La structure bretonne, qui a inaugurĂ© une lĂ©gumerie de 500 m2 toute neuve en novembre dernier, cherche toujours Ă  s’amĂ©liorer, qu’il s’agisse des variĂ©tĂ©s, de la tenue Ă  la cuisson, de la dĂ©coupe ou de la rĂ©duction des dĂ©chets. « Nous ne sommes plus livrĂ©s en cageots plastique », illustre RĂ©gis Bertrand.

Elle rĂ©pond aussi aux demandes particuliĂšres des cuisines qui sortent de l’ordinaire. Comme ces choux pak choĂŻ, cultivĂ©s dans une ferme expĂ©rimentale de la coopĂ©rative. « 300 choux de petit calibre produits spĂ©cialement pour nous et servis pour le repas de NoĂ«l », prĂ©cise David Marlec, chef de cuisine au CH Lannion.

[caption id="attachment_10926" align="alignnone" width="1300"] L'épluchage de pommes de terre dans la nouvelle légumerie de l'ESAT à Plouisy.[/caption]

Satisfaction en hausse des convives

Les rĂ©sultats sont goĂ»tĂ©s de tous. CĂŽtĂ© fourneaux, ces lĂ©gumes prĂȘts Ă  l’emploi permettent aux professionnels de diversifier les hors d’Ɠuvre et de mitonner des entrĂ©es moulinĂ©es. Le tout sans surcoĂ»t, grĂące Ă  une rĂ©duction du gaspillage obtenue par une meilleure prĂ©paration des produits, adaptĂ©e aux grammages des menus.

CĂŽtĂ© carbone, l’empreinte est allĂ©gĂ©e : 80 % des livraisons de lĂ©gumes se dĂ©roulent dans un rayon de moins de 30 km.  Le dĂ©veloppement territorial se nourrit aussi de la formule. 99 % des produits servis par l’ESAT proviennent de producteurs bretons, dont 7 % en bio. Les lĂ©gumes contribuent au bonheur culinaire des convives, cĂ©lĂ©brĂ© par un taux de satisfaction en hausse : 86 % chez les patients, 90 % au self.

Le GHT, premier client de l’ESAT

Enfin les commandes hospitaliĂšres (estimatif annuel de 150 tonnes) participent Ă  la bonne santĂ© de la lĂ©gumerie de l’ESAT. Soit plus du tiers d’un chiffre d’affaires de 900 000 euros. « Le GHT est le plus gros client de cette activité qui fait travailler 23 personnes encadrĂ©s par 2 moniteurs », confirme RĂ©gis Bertrand.

A quoi s’ajoute les effectifs de l’entreprise adaptĂ©e (8 salariĂ©s) chargĂ©e des livraisons. « L’organisation se veut innovante : l’ESAT devient un partenaire Ă  part entiĂšre de la chaĂźne hospitaliĂšre, dĂ©passant ainsi le rĂŽle de simple prestataire », met en avant Xavier Bougeard, directeur des ressources matĂ©rielles du CH de Lannion-Trestel.

« Nous avons rĂ©ussi Ă  ĂȘtre dans les temps sur ce que la loi Egalim demande : des produits locaux, durables et de qualitĂ©. Et nous en sommes assez fiers, car tout cela est rĂ©alisĂ© Ă  moyens constants », conclut-il.

Article rédigé par Jean-Marc Binot et publié dans achat-logistique.info, journal de la RESAH, l'actualité des achats publics et de la logistique dans les territoires.

[caption id="attachment_11044" align="alignnone" width="1200"] L'atelier légumerie esatco site du Pays de Guingamp, inauguré le 14 novembre 2025 à Plouisy. © Photos : Loïc Tachon[/caption]

Meilleurs voeux 2026 !

Nous souhaitons une bonne et heureuse annĂ©e Ă  l'ensemble des personnes accompagnĂ©es, parents, bĂ©nĂ©voles, professionnels et partenaires de l’Adapei-Nouelles CĂŽtes d’Armor !

Que cette nouvelle annĂ©e soit remplie de projets, d’actions et de rĂ©ussites.

En 2026, poursuivons notre engagement et notre dynamique collective au service des personnes en situation de handicap ou fragilisées !